Mark Parsons, sélectionneur des Pays-Bas avant d'affronter la France : « Plus le niveau de l'adversaire s'élève, plus mon équipe est forte »

Mark Parsons, le sélectionneur des Pays-Bas. (M. Darlington/Reuters)

Mark Parsons, l'entraîneur anglais des Pays-Bas, estime que son équipe, en difficulté depuis le début de l'Euro, va monter en puissance face aux Bleues samedi lors des quarts de finale de l'Euro.

« Est-ce que vous pouvez nous donner des nouvelles de Miedema (touchée par le Covid, l'attaquante n'a repris que mercredi) ?
Elle a fait deux entraînements. Il en reste encore un aujourd'hui (vendredi). On essaie de lui transmettre le plus d'énergie positive possible. Nous allons voir comment se passe l'entraînement et on fera un point ce soir avant de prendre une décision. Il faut voir si toutes les étapes de son rétablissement ont été respectées. Avec le Covid, on ne sait jamais. Jackie Groenen a récupéré très vite mais ça dépend des gens.

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Est-ce qu'elle pourrait commencer ?
Il y a des chances qu'elle soit disponible pour le match parce que les choses vont bien. Qu'elle soit disponible, c'est ce qui m'intéresse. Ensuite, bien sûr, se posera la question du nombre de minutes. Il faudra faire les bons choix.

« Nous avons des joueuses qui ont beaucoup d'expérience et qui connaissent ces situations de pression dans les grands rendez-vous »

Vous aviez perdu contre la France en février (1-3). Qu'est-ce qui a changé depuis dans les deux équipes ?
Nous avons bien grandi, sur le terrain et en dehors. Mais elles aussi avec une série de seize victoires avant le nul face à l'Islande (1-1). Je crois que l'Angleterre, la Suède et la France sont les trois équipes qui sont arrivées en feu dans cet Euro. J'avais dit, il y a quelques mois, que ça ne serait pas notre cas. Nous devons encore grandir et apprendre. Nous l'avons fait, mais nous avons aussi pris des coups et subi des défaites. Nous avons encore à progresser sur le terrain. Mais plus le niveau de l'adversaire s'élève, plus mon équipe est forte. Je suis beaucoup moins stressé quand on joue une grosse équipe. J'ai une très grande confiance en mes joueuses.

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Vous avez changé de tactique face à la Suisse en passant en 4-2-3-1. Est-ce qu'on peut s'attendre à une nouvelle adaptation avec un retour au 4-3-3 face à la France ?
Les intentions de l'équipe, les objectifs offensifs et défensifs sont les mêmes. Mais c'est vrai que le positionnement s'est ajusté à chacun des trois matches. Cela dépend beaucoup de la structure de l'adversaire et de ce qui nous donne le plus de solutions à la récupération du ballon. La France va nous donner deux challenges : le premier, c'est quand elles vont être agressives au pressing, elles vont laisser de l'espace derrière les milieux qui vont monter au pressing et il faudra savoir prendre cet espace. Le deuxième c'est quand elles vont avoir un bloc plus compact, il faudra réussir à les faire sortir et pour cela il faudra être patient. Vous comprenez bien que ce sont deux situations différentes et que pour cela il faut que nos milieux soient positionnées différemment. Donc l'idée principale, ce sont les intentions et les principes. Ensuite, tout est une question d'espace. C'est l'adversaire qui décide quel espace est ouvert ou pas. Et c'est à nous de réussir à le prendre.

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La France est favorite de ce quart de finale ?
Regardez d'où viennent les équipes... Je comprends que les gens disent ça et il suffit de voir où nous en sommes dans ce Tournoi. Mais je pense quand même que beaucoup d'équipes ne voulaient pas nous jouer, comme elles ne voulaient pas jouer la France non plus d'ailleurs. Nous avons beaucoup de qualités. Nous avons montré de l'impact. Il nous manque de la constance. Mais nous avons des joueuses qui ont beaucoup d'expérience et qui connaissent ces situations de pression dans les grands rendez-vous. C'est notre histoire depuis cinq ans. Donc oui, on peut aider à vendre des tickets pour les supporters et remplir le stade, mais on espère faire un peu plus que ça. »

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