Martini, le pilote Minardi tombé sous le charme de la Tyrrell P34

Franco Nugnes
motorsport.com

Le nom de fait souvent penser à Minardi, puisque l'Italien est associé aux débuts en compétition de la petite Scuderia, en 1985, à ses premiers points en 1988 et à son unique départ en première ligne, en 1990. Sur ses 118 Grands Prix en carrière, il en a disputé 102 avec l'équipe italienne, mais il est pourtant tombé amoureux d'une voiture britannique et surtout atypique, la Tyrrell P34.

Ronnie Peterson with the six-wheeled Tyrrell P34

Ronnie Peterson with the six-wheeled Tyrrell P34 <span class="copyright">David Phipps</span>
Ronnie Peterson with the six-wheeled Tyrrell P34 David Phipps
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David Phipps

Tyrrell P34

Tyrrell P34 <span class="copyright">PhotoCiabatti</span>
Tyrrell P34 PhotoCiabatti

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Ronnie Peterson, Tyrrell P34

Ronnie Peterson, Tyrrell P34 <span class="copyright">David Phipps</span>
Ronnie Peterson, Tyrrell P34 David Phipps

David Phipps

"La voiture est originale dans toutes ses pièces", a confirmé Martini, fier de son travail. "Le volant est un de ceux que Ronnie utilisait. Il y a une encoche sur la roue du volant que l'on peut voir sur les photos datant de cette époque. J'ai pu retrouver le siège de Patrick Depailler, l'équipier de Peterson. Je n'aurais pas pu piloter la 'six-roues' avec le siège de Ronnie, à cause de notre différence de taille."

Pierluigi Martini, Brabham BMW

Pierluigi Martini, Brabham BMW <span class="copyright">JEP / LAT Images</span>
Pierluigi Martini, Brabham BMW JEP / LAT Images

JEP / LAT Images

Tyrrell P34

Tyrrell P34 <span class="copyright">Franco Nugnes</span>
Tyrrell P34 Franco Nugnes

Franco Nugnes

Inconditionnel de cette F1 unique dans l'Histoire, Martini l'a rénovée telle qu'elle était lors du Grand Prix du Japon 1977, la dernière course disputée par celle qui fut dessinée par Derek Gardner et modifiée par Maurice Philippe. Au fil de sa carrière, la P34 a gagné le Grand Prix de Suède 1976 avec , et sur ses 30 courses, a signé une pole position, trois meilleurs tours en course, 14 podiums et inscrit 100 points.

Gardner avait convaincu Ken Tyrrell de l'autoriser à créer une voiture avec quatre petites roues à l'avant, car l'ingénieur était sûr que la voiture aurait moins de traînée aérodynamique grâce à cette solution, l'imposant aileron avant servant à couvrir intégralement la résistance à l'air normalement apportée par les pneumatiques avant.

The front wheels of Pierluigi Martini's Tyrrell P34

The front wheels of Pierluigi Martini's Tyrrell P34 <span class="copyright">Franco Nugnes</span>
The front wheels of Pierluigi Martini's Tyrrell P34 Franco Nugnes

Franco Nugnes

La voiture embarquait le moteur Ford-Cosworth DFV et présentait une agilité impressionnante dans les virages mais était difficile à contrôler au freinage et souffrait de problèmes de refroidissement du moteur. Pour résoudre ce point, les techniciens de Tyrrell ont fait évoluer la monoplace et ont déplacé les deux radiateurs à l'avant du châssis.

Ronnie Peterson, Tyrrell P34

Ronnie Peterson, Tyrrell P34 <span class="copyright">David Phipps</span>
Ronnie Peterson, Tyrrell P34 David Phipps

David Phipps

Race winner Keke Rosberg, Williams, second place René Arnoux, Ferrari, third place Elio de Angelis, Lotus

Race winner Keke Rosberg, Williams, second place René Arnoux, Ferrari, third place Elio de Angelis, Lotus <span class="copyright">Williams F1</span>
Race winner Keke Rosberg, Williams, second place René Arnoux, Ferrari, third place Elio de Angelis, Lotus Williams F1

Williams F1

Minardi M189

Minardi M189 <span class="copyright">PhotoCiabatti</span>
Minardi M189 PhotoCiabatti

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Selon Martini, les voitures des années 70 étaient plus simples à piloter que celles qu'il a pilotée dans les années 80 et 90 : "J'ai fait quelques tours [avec la Tyrrell] à Imola sans aucune fatigue physique. Je comprends maintenant pourquoi certains pilotes fumaient 40 cigarettes par jour et étaient compétitifs ! La six-roues est docile, vous mettez les roues exactement où vous le voulez et il n'y a aucune réaction étrange. Plus vous donnez de puissance, plus elle en demande."

L'ancien pilote juge que la voiture n'est pas seulement unique par sa conception et ses six roues, mais aussi parce qu'elle représente une époque de la F1 qui s'est éteinte rapidement par la suite, avec l'arrivée de l'effet de sol et des moteurs turbo : "Bien sûr, il n'y a pas que le turbo, même s'il a représenté la décennie suivante, mais tout a changé avec l'effet de sol et la prédominance de l'aérodynamique. Les voitures sont devenues plus exigeantes. Pour moi, la P34 est un vrai bijou car elle représente une époque unique."

Ronnie Peterson, Tyrrell P34-Ford

Ronnie Peterson, Tyrrell P34-Ford <span class="copyright">LAT Images</span>
Ronnie Peterson, Tyrrell P34-Ford LAT Images

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Steering wheel Tyrrell P34

Steering wheel Tyrrell P34 <span class="copyright">Franco Nugnes</span>
Steering wheel Tyrrell P34 Franco Nugnes

Franco Nugnes

Tyrrell P34

Tyrrell P34 <span class="copyright">Franco Nugnes</span>
Tyrrell P34 Franco Nugnes

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The six wheeled Tyrrell P34-Ford chassis in the paddock

The six wheeled Tyrrell P34-Ford chassis in the paddock <span class="copyright">LAT Images</span>
The six wheeled Tyrrell P34-Ford chassis in the paddock LAT Images

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Martini voulait engager sa Tyrrell dans des compétitions historiques, comme le Grand Prix Historique de Monaco, mais l'Italien est terrifié à l'idée d'envoyer sa monoplace fétiche dans les rails et de provoquer des dégâts : "J'ai même demandé si je pouvais faire une copie, mais le règlement de la course à Monaco n'accepte que des voitures originales, donc j'ai abandonné. Je ne veux pas ruiné tout le dur labeur que j'ai effectué pour rénover la P34 dans le but de faire une seule course !"

Ronnie Peterson, Tyrrell P34, in the Monaco GP

Ronnie Peterson, Tyrrell P34, in the Monaco GP <span class="copyright">David Phipps</span>
Ronnie Peterson, Tyrrell P34, in the Monaco GP David Phipps

David Phipps

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