Masters - La légende du fort Knox

L'Equipe.fr
Jason Day, 45e ex-aequo et dernier qualifié pour le week-end du Masters, joue son samedi en compagnie d'un joueur amateur, non-participant. Ce veinard se nomme Jeff Knox.

Jason Day, 45e ex-aequo et dernier qualifié pour le week-end du Masters, joue son samedi en compagnie d'un joueur amateur, non-participant. Ce veinard se nomme Jeff Knox.Au golf, le samedi est synonyme de moving day mais au Masters c'est surtout le ''Jeff Knox Day''. Après les deux premiers tours de l'édition 2017, c'est Jason Day qui aura l'honneur de jouer en compagnie du ''bouche-trou'' d'Augusta, Jeff Knox. Si les deux sont associés aujourd'hui, c'est parce que l'ex-numéro un mondial (+6 total) est bon dernier de ce premier tournoi Majeur composé d'un nombre impair de compétiteurs.Avec Jeff, « You'll never walk alone »Ici, on ne joue pas seul, c'est interdit (tout comme le port de sandales pour un caddy handicapé, d'ailleurs). Membre du club et excellent amateur, ce bien peigné Jeff détient le record du parcours depuis les members tees, en 61. Il est ainsi en charge de jouer avec le pro solitaire, depuis 2003 et parfois, devant 30 000 spectateurs. Onze ans, et tout un tas d'anecdote. En 2006, il réussit à battre d'un coup Sergio Garcia. L'Espagnol, furieux de perdre son pari d'argent sur le dernier trou, aurait même refusé de lui serrer la main. La même année, Miguel-Angel Jimenez lui intima l'ordre, mi-rigolard mi-sérieux, de ne pas l'overdriver. Lors de la précédente éditions, ce millionaire classé -2 croisa le fer avec Bubba Watson, puis Keegan Bradley, dont l'opinion sur le jeu de leur gratteur de carte allait dans le même sens que Jim Furyk, en 2006 : « Knox est suffisament bon pour battre la moitié du champ. »Un encombrant partenairePour l'histoire, Knox a battu McIlroy en 2014, scorant un excellent 70, malgré un bogey au 18. L'ex participant au British Amateur met un point d'honneur à jouer aussi bien que possible, voilà peut-être pourquoi Rory et lui ne se sont presque pas parlés de la partie. Pas de déclas non plus du mec au job le plus cool du monde, les instances locales lui ayant strictement interdit de parler à la presse. L'an dernier, il a simplement pu expliquer ceci, au sujet de la froideur de certains pros à son égard: « Les joueurs n'aiment pas vraiment jouer avec moi. Peut-être car cela signifie qu'ils sont derniers...» Cela, plus le fait de perdre contre un amateur quinquagénaire, durant le tournoi des Maitres, aussi.

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