Ces matches anniversaire qui ont tourné au vinaigre

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Ce dimanche, le FC Metz célèbre ses 90 ans alors que sa relégation semble acquise. L'histoire du football regorge de ces fêtes attendues finalement gâchées.

CRUYFF OUTRAGÉ, CRUYFF BAFOUÉ
Pourtant, avant le coup d'envoi, Sepp Maier lui a offert un chapeau bavarois. Ce sera le seul cadeau des joueurs du Bayern conviés, le 7 novembre 1978, au jubilé de Johan Cruyff au Stade olympique d'Amsterdam. L'Ajax, emmené par le maître batave qui joue devant sa famille, s'incline 0-8. Un carnage. S'estimant accueillis comme des faire-valoir, insultés par le public, les Allemands, Paul Breitner en tête, souhaitaient purger des années de contentieux entre les deux nations et rabattre le caquet de leur hôte.

MARACANA, TRAGÉDIE NATIONALE
Un nul aurait suffi pour l'apothéose. Ce fut une soirée, une éternité de tristesse sans fond, suicides à l'appui. Le 16 juillet 1950, le Brésil affronte l'Uruguay pour l'ultime match de la Coupe du monde jouée sur son sol. Le Maracana tout neuf déborde, 200 000 spectateurs. Les médailles d'or sont déjà gravées au nom des Brésiliens. Sauf que la Celeste s'impose 2-1. La vie s'arrête dans le pays saisi par le deuil. Le gardien de but Moacir Barbosa sera un paria pour la vie. Pour laver l'affront, la Seleçao bannit le bleu et blanc, ses couleurs habituelles, et opte pour le jaune et vert.

L'OL CHAMPION SE LOUPE
Depuis quatre jours, grâce à un nul (1-1) à Montpellier, Lyon est champion de France, deuxième titre d'une série de sept. La célébration a été riche en pintes et bulles. Alors, le 24 mai 2003 à Gerland, pour l'ultime journée de la saison, Juninho, Coupet, Anderson et consorts se présentent l'esprit chiffonné. Ce doit être une com­munion, ce sera un ouragan (1-4) mené par les artificiers de Guingamp, Drogba et Malouda. Le public râle puis pardonne.

ET PLATINI FUT SIFFLÉ
Le 18 août 1981 au Parc des Princes, l'arbitre autorise le remplacement de Michel Platini à la 63e minute. Des tribunes descend un son étrange, incongru, des sifflets à destination du numéro 10, lui d'habitude célébré. Ce match non officiel des Bleus face à Stuttgart a vocation à ouvrir la saison, à offrir une distraction estivale aux Français, la recette est destinée au syndicat des joueurs. Mais le public accepte mal la défaite (1-3), la cinquième sur les six dernières prestations de la sélection. Alors il vise l'icône, qui le prend très mal.

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