Matthieu Androdias et Hugo Boucheron en quête de repères individuels en Pologne

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Hugo Boucheron (à gauche) et Matthieu Androdias se retrouvent en solo ce week-end. (J. Lempin /L'Équipe)
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Pour la régate de Coupe du monde de Poznan (Pologne) jeudi après-midi, les champions olympiques Matthieu Androdias et Hugo Boucheron ont choisi de délaisser le deux de couple pour le skiff. Une course qu'ils ne connaissent pas vraiment sur le plan international.

Pour la première fois depuis le triomphe des Jeux de Tokyo, Matthieu Androdias et Hugo Boucheron vont empoigner des pelles tricolores. Ce sera ce jeudi en fin d'après-midi à l'occasion des séries de la régate de Coupe du monde de Poznan (Pologne). Mais sur le lac Malta, les champions olympiques s'aligneront en skiff et pas dans leur cher deux de couple. « Ça fait des années qu'on se dit que ce serait intéressant de faire le skiff, de se frotter aux meilleurs de la discipline pour essayer de lever nos niveaux individuels, explique Matthieu Androdias. Et on avait arrêté la décision de commencer l'année comme ça il y a longtemps ».

Dépression post-olympique

Totalement exact, sauf que le chemin n'a pas été facile pour les deux Lyonnais. Tous deux ont été victimes, à des degrés différents, de la dépression post-olympique qui frappe souvent les sportifs une fois l'échéance des Jeux passées. Ce fut même plus sérieux pour Boucheron qui a carrément posé les pelles pendant plusieurs mois, faisant l'impasse mi-avril sur les championnats de France bateaux courts à Cazaubon. « On m'a retiré toutes les contraintes, raconte Boucheron pour expliquer le chemin parcouru. Je faisais comme je voulais, pendant la période que je voulais. Je me suis aperçu au bout d'un temps que faire du sport le matin me permettait de passer une bonne journée, et que si je n'en faisais pas, j'étais d'humeur noire. Le plaisir est revenu assez naturellement. Je suis allé à Cazaubon et ne pas participer m'a créé un manque ». Dès lors, Boucheron a repris « le chemin habituel ».

Pour Androdias, ce fut un peu différent. Sacré champion de France à Cazaubon, le jeune papa avait prévu de retrouver la compétition internationale il y a un mois à Essen (Allemagne). Mais à l'issue du stage préparatoire sur le bassin olympique de Vaires-sur-Marne, il s'est aperçu que la forme n'était pas là et a déclaré forfait. « On a senti que ça n'allait pas le faire et que ça ne servait à rien d'y aller pour prendre une pancarte, raconte l'ancien Toulousain. Jürgen (Grobler, le patron de l'équipe de France) ne m'a mis aucune pression. »

Le skiff, souvent délaissé par les Français

Voilà donc les deux champions olympiques au départ d'une course qu'ils ne connaissent pas vraiment au plan international, même si Boucheron rappelle qu'il a terminé quatrième des championnats d'Europe 2017 en solo. De manière générale, le skiff n'a jamais été prisé des Français qui préfèrent jouer la carte collective du double ou du quatre de couple. Il faut remonter à 1987 pour trouver trace d'un Bleu en finale d'un championnat du monde (Pascal Body en 1987).

Hugo Boucheron

« Je ne sais pas ce que ça va donner. Je fais des choses pas mal à l'entraînement, j'ai beaucoup d'envie. Mais l'envie ne fait pas tout ».

Les deux hommes sont bien en peine de dire ce qu'ils peuvent réaliser ce week-end en Pologne où ils retrouveront face à eux le Néerlandais Melvin Twellaar qui figurait dans le double batave deuxième derrière eux à Tokyo. « Je ne sais pas ce que ça va donner, explique ainsi Boucheron. Je fais des choses pas mal à l'entraînement, j'y vais avec un état d'esprit où j'ai beaucoup d'envie, mais l'envie ne fait pas tout ».

« Il n'y a pas de grands noms, relève Androdias, mais ce n'est pas tant une place que l'on vise, c'est travailler dans un contexte assez relevé. On a quatre parcours à faire, ça amène une gestion particulière. Il faut doser son effort pour griller le moins de cartouches possibles avant les courses importantes. »

Une discipline qui nécessite beaucoup d'expérience

Boucheron et Androdias rameront également en skiff le mois prochain à Lucerne (Suisse, 8-10 juillet) avant de retrouver normalement leur deux de couple pour les championnats d'Europe (11-14 août à Munich) et du monde (18-25 septembre à Racice, République tchèque). À moins que l'un ou l'autre n'explose tout en solitaire. Mais pour une discipline qui nécessite beaucoup d'expérience et une grande forme, ce n'est pas nécessairement l'hypothèse la plus plausible pour deux athlètes qui ont fait quelques impasses sur le travail foncier cet hiver.

Quand on leur demande si cela ne risque pas de leur manquer pour les Mondiaux, où les frères Sinkovic (champions olympiques 2016 en deux de couple et 2021 en deux sans barreur) feront leur retour, les deux hommes font preuve de sérénité. « On a des automatismes en double qui sont très forts et je pense qu'on peut être compétitif en septembre », résume Androdias. Ça reste un enjeu bien lointain. Et plus important que celui de ce week-end. À moins de bonnes surprises...

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Les finales de la Coupe du monde de Poznan seront à suivre dimanche à partir de 10h05 sur L'Équipe live.

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