Matthieu Jalibert (UBB) : « Remettre le club dans le droit chemin »

Matthieu Jalibert retrouve le Top 14 après un passage avec l'équipe de France pour la Tournée d'automne. (A. Martin/L'Equipe)

De retour en club après un mois avec l'équipe de France, Matthieu Jalibert s'est exprimé en conférence de presse. Il revient sur le départ de Christophe Urios, son avenir et les objectifs de l'UBB d'ici la fin de saison.

« Le président a décidé de démettre de ses fonctions de manager Christophe Urios comme les joueurs semblaient le vouloir ? Êtes-vous satisfait ?
Satisfait oui et non... C'est la décision du président. Il a souhaité repartir sur une nouvelle dynamique. On va s'adapter pour trouver la meilleure solution. Je me concentre sur l'équipe.

Comment avez-vous retrouvé le groupe après votre retour de la tournée de novembre avec l'équipe de France ?
J'ai trouvé l'équipe dans une bonne ambiance. Le groupe est soudé avec l'envie de repartir de l'avant. Sur l'organisation, le départ de Christophe ne change pas grand-chose. C'était déjà les coaches qui faisaient les entraînements. Nous avons un staff de qualité, qui travaille sereinement.

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Vous retournez à Perpignan où, en fin de saison dernière, la défaite lors de l'ultime journée (22-15) a semblé marquer le début de rupture entre Urios et le groupe...
Il n'y a pas eu de rupture. Vous en avez fait des caisses. Le groupe n'était pas fracturé, bien au contraire. On sait ce qui nous attend à Perpignan. Mais nous sommes en difficulté. On se concentre sur nous. Il n'y a pas de revanche. On veut surtout retrouver du collectif, réenclencher une dynamique, se rassurer, être forts sur nos bases.

Comment est Frédéric Charrier qui a toujours été lié à Christophe Urios, débord à Oyonnax puis à Castres et enfin à Bordeaux ?
(Il souffle) Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question. Fred a aussi des objectifs personnels. Il s'adapte. On s'est tous dit qu'on avait 7 mois pour bien finir la saison. On a cette mission en tête afin de réaliser les objectifs qu'on s'était fixés en début de saison.

Est-ce aux joueurs de prendre plus de responsabilités ?
Le président a fait ce choix pour trouver une dynamique. Oui, les joueurs doivent prendre des responsabilités. Je crois en ce groupe. Parfois, se séparer de l'entraîneur, ça marche. Parfois non.

Niveau fonctionnement qu'est-ce que ça change ?
Nous ne sommes pas organisés différemment. Avec Christophe, il y avait une pression, positive, sur le groupe pour performer car on avait peut-être tendance à se relâcher. À Julien (Laïrle) et Fred (Charrier) de gérer à ça. Mais c'est surtout aux joueurs leaders de prendre leurs responsabilités pour aller vers les objectifs qu'on s'était fixés. Ce n'est pas une année de transition. On est tous sur la même longueur d'onde. On veut continuer à croire en nos objectifs. On doit remettre le club dans le droit chemin. La situation n'est pas facile, mais on est soudés. On a de la qualité dans le staff, on fait avec les décisions du président. Peut-être que la situation serait plus facile si quelqu'un était au-dessus. Maintenant, on doit tous partir dans la même direction. On a deux matches importants contre Perpignan et Brive, deux tests de caractère.

Est-ce que le départ de Christophe Urios change quelque chose pour votre avenir puisque vous étiez annoncé sur le départ...
Je n'ai jamais lié mon avenir à mon manager. Qu'il reste ou parte, ça ne changera rien à mon avenir, à savoir que je reste ou que je parte.

Ça veut dire qu'il y a de l'incertitude...
Non, il n'y a pas d'incertitude. Je suis sous contrat jusqu'en juin 2025.

Personnellement, comment voyez-vous la suite de la saison ?
Mon début de saison a été compliqué. J'avais besoin de me remettre dans le rythme. J'espère être sur la lancée de mes dernières performances. Quand on fait de bons matches, ça donne confiance. Je suis revenu des Bleus boosté. »