Matthis Lebel, avant le premier test des Bleus au Japon : « On souffre »

Matthis Lebel, avant le premier test des Bleus au Japon : « On souffre »

L'ailier toulousain, qui devrait être titulaire samedi face au Japon (8 heures en France), revient sur les conditions climatiques très éprouvantes dans lesquelles s'entraînent les Français à Tokyo.

« Matthis, à quel point est-ce difficile de s'entraîner par ces conditions chaudes et humides ? Vous souffrez ?

Ouais on souffre, mais c'est ce qui est attendu aux entraînements, de nous mettre dans des situations difficiles. Il fait chaud, le taux d'humidité est élevé, on transpire beaucoup et longtemps. On a fait le nécessaire à Marcoussis (dans les salles environnementales) et ici pour se préparer le mieux possible. Tout est fait pour qu'on soit prêts samedi. C'est sûr que ça change des températures en France.

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On a le souvenir qu'à la Coupe du monde 2019, beaucoup de fautes de main avaient été commises dans ces conditions. Comment s'en prémunir ?
On se dit souvent entre nous que, parfois, on préfère presque jouer par temps de pluie plutôt que par de fortes chaleurs, avec beaucoup de transpiration. On essaie de trouver quelques parades avec du spray de colle ou de la résine sur les mains pour essayer de diminuer les fautes de main dues à la transpiration. Après, la meilleure des solutions, ça reste d'être concentrés le plus possible pendant 80 minutes, essayer d'appréhender le mieux possible le ballon avec des gestes de base. Mais avec la fatigue, la chaleur, l'humidité, il arrive ce genre de fautes de main.

« Les états d'âme personnels, il faut les mettre de côté, et quand on a la chance d'y être, il faut donner le meilleur pour l'équipe »

Vous allez connaître votre deuxième titularisation en bleu, comment le vivez-vous ?
Je l'aborde de la meilleure façon, en restant dans le projet collectif qui nous est proposé. Le projet a été présenté à presque 70 joueurs, le message a été clair : est-ce qu'on voulait oui ou non y participer. Une fois qu'on s'est engagé dedans, bien sûr des fois on est frustré de ne pas jouer mais ce qui prime c'est le collectif. Les états d'âme personnels, il faut les mettre de côté, et quand on a la chance d'y être, il faut donner le meilleur pour l'équipe. Après, peut-être que les performances individuelles feront bouger les choses.

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Vous gardez la Coupe du monde dans un coin de la tête ?
Oui, j'ai un oeil sur le Mondial, comme tous les joueurs je pense. Une Coupe du monde à la maison, ça fait rêver. N'importe quel joueur mentirait à dire qu'il n'a pas envie d'y participer. Mais comme je le disais, c'est d'abord le projet collectif, amener l'équipe de France à soulever cette Coupe du monde. Ce serait dur d'accepter qu'un joueur mette en péril le projet collectif pour des états d'âme individuels.

Après une titularisation contre la Géorgie et une entrée en jeu à Cardiff, est-ce un vrai départ pour vous en bleu ?
Un vrai départ, je ne sais pas si on peut dire ça. Je suis au contact du groupe depuis un petit moment. Le dialogue entre les coaches et moi est clair, je m'entraîne du mieux possible en attendant d'avoir l'opportunité. Mais il faut reconnaître qu'il y a des joueurs en place, ce n'est pas comme si ces joueurs en place étaient n'importe qui. Aujourd'hui j'ai l'opportunité, évidemment que je vais essayer d'apporter au collectif. [...] Toutes les billes sont bonnes à prendre, que ce soit pour un joueur qui arrive comme Matthias (Haddad, à côté de lui en conférence de presse) ou un joueur plus expérimenté comme Damian Penaud par exemple. »

Matthias Haddad : « Apporter un maximum d'énergie »

« C'est une grande découverte, une super expérience, je suis très jeune (21 ans) et je suis très content de faire partie de ce groupe. Maintenant, c'est loin d'être une consécration, j'apprends tous les jours et je prends ce qu'il y a à prendre. Je suis très content de revoir d'anciens copains comme Matthis avec qui j'avais pu déjà évoluer (en moins de 20 ans en 2019). J'essaie d'apporter un maximum d'énergie au groupe. Ça a été une saison folle pour moi avec beaucoup de hauts et de bas. Elle s'est super bien terminée (avec le titre européen) et cette tournée est dans la continuité des bonnes nouvelles, je suis content que le travail paie. J'espère avoir une opportunité (de jouer), de découvrir le niveau international et la saisir à 100 % pour bien représenter ce maillot. » C.Do., à Tokyo

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