Maxime Lucu (UBB), après la victoire contre Bayonne : « Important de replacer Bordeaux »

Maxime Lucu a parfaitement guidé son équipe de l'UBB face à Bayonne. (N. Luttiau/L'Équipe)

Le capitaine Maxime Lucu était ravi suite à la victoire de son équipe face à Bayonne (23-15), la quatrième de rang en Top 14. À Bayonne, le manager Grégory Patat a souligné l'état d'esprit de son équipe qui n'a rien lâché, même si elle repart bredouille.

Julien Laïrle, co-entraîneur de l'UBB, après la victoire face à Bayonne (23-15) : « C'est une victoire importante pour valider ce qu'on s'était dit. Capable de faire une série depuis un moment. C'est une belle victoire même si on n'a pas fait notre meilleur match. On n'a pas été très bons dans les 30 derniers mètres. Mais c'est important de gagner quand tu n'es pas à ton meilleur niveau. Ça prouve qu'on est en confiance. On s'est un peu précipité. On ne se s'est pas trouvé collectivement, on perd trop de ballons au sol. On s'est compliqué un peu la tâche, mais on ne va pas faire la fine bouche. Il faut être capable de gagner ce genre de match. »

Maxime Lucu, capitaine de l'UBB : « Le terrain était un peu mouillé, on ne devait pas s'exposer face à une équipe qui maîtrise le jeu de pression. Bayonne était venu pour jouer comme ça, il fallait aussi le jouer comme ça. Ce n'est pas le plus beau rugby, mais il faut passer par là. Ça fait du bien, on est sur un 4 victoires à la suite. Il y a six semaines, nous étions dans le dur, on ne jouait pas bien au rugby, on n'avançait pas.

La victoire à La Rochelle fait du bien, nous sommes sur une bonne dynamique, mais le championnat est encore long. Il ne faut pas oublier d'où l'on vient. C'était important de replacer Bordeaux dans le bon championnat, il faut rester prudent. Ce qui nous a manqué, c'est sans doute de l'agressivité en défense, on les a laissés trop jouer, même si nous n'étions pas forcément en danger. À la fin, il y a forcément de la crainte. J'étais énervé car sur la fin on laisse jouer ces mecs. Il fallait mettre la pression. Il faut pas se prendre pour d'autres. Il y a 6 semaines, on était en bas. Le rugby est un jeu, mais il faut aussi respecter une stratégie. On est en confiance. »

Grégory Patat, manager de l'Aviron Bayonnais : « Le score est juste. L'UBB mérite sa victoire. Nous avons fait trop de fautes et nous n'avons pas eu assez de maîtrise dans notre camp. L'état d'esprit était là. On ne voulait pas découvrir. On a joué l'occupation. On sort mal de notre camp. Si on veut taper à la porte, ça passe par là, l'état d'esprit ne suffit pas. Il faudra être plus pragmatique. On a ce qu'on mérite. À la fin, l'équipe qui a la tête haute, c'est l'Aviron. On peut compter sur un groupe de 40 joueurs, on montre qu'on est présent. »

Thomas Acquier, talonneur de Bayonne : « Il y a de regrets au regard de la fin de match. Mais on a fait trop d'erreurs pendant le match pour mieux exister. Quand on met les ingrédients, nous sommes capables de rivaliser, mais il faut le faire pendant 80 minutes pour espérer mieux. On a failli sur de petits détails. On perd deux touches, des ballons au contact qui ne permettent pas d'imposer notre jeu. On prend un essai sur une touche vite jouée.

Le faux rythme de la première mi-temps ne nous a pas permis de peser. Sans oublier la pénalité sur la mauvaise sortie de camp qui coûte trois points. On doit progresser là-dessus pour grandir. On a pris trop de points facilement, ce qui nous empêche d'espérer un bonus défensif. On s'est accroché, on est revenu. On va se servir de ça pour les matches suivants. Il faut enfin régler ce problème d'entames ratées. »

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Maxime Machenaud, demi de mêlée Bayonne : « Ce n'est pas le premier match qu'on court derrière le score et qu'on prend un essai casquette. On prend des points trop facilement. Ils nous ont mis sous pression dans le jeu de ping-pong au pied. Mais on aurait pu être plus efficace. L'essai de début de seconde mi-temps nous fait mal. Nous n'avons pas assez tenu le ballon en le perdant au contact. Ça se joue sur de petits détails. On a su revenir dans la partie, mais c'est trop tard. Il y a des motifs de satisfaction, mais on repart avec zéro point. C'est rageant. Il faut grandir en tant que groupe. »