Maxime Mermoz se lâche contre Philippe Saint-André : « Je savais que c'était une baltringue »

Maxime Mermoz, ancien international, a pris sa retraite en 2020 (F. Lancelot/L'Équipe)

L'ex trois-quarts centre Maxime Mermoz règle ses comptes avec l'ancien sélectionneur Philippe Saint-André, aujourd'hui manager de Montpellier, dans le nouveau podcast « En Terrain Conquis », diffusé mercredi.

Maxime Mermoz ne mâche pas ses mots à propos de Philippe Saint-André dans le nouveau podcast En Terrain Conquis, qui parle de sport et de business, diffusé mercredi. L'ex international (36 ans, 35 sélections) revient sur l'épisode douloureux et frustrant de sa non-sélection au Mondial 2015 par Philippe Saint-André, sélectionneur du XV de France entre 2012 et 2015, alors que le joueur cartonnait à Toulon.

« Si je vous racontais les discours et comment on s'entraînait, c'était une blague. Et il (Philippe Saint-André, ndlr) a essayé tous les mecs possibles et imaginables pour ne pas me faire jouer. Il ne savait pas comment l'expliquer donc il avait l'air d'un con », se lâche Maxime Mermoz au micro. « En fait, il n'a pris que ses potes. Il savait qui allait être titulaire, et qui serait content d'être remplaçant. C'est là où je me suis dit que le rugby français est une grosse supercherie et qu'il n'a pas à se plaindre d'avoir des résultats de merde », poursuit l'ancien international.

« Là où il s'est le plus ridiculisé, c'est quand il ne me prend pas au Tournoi 2015 en disant que c'était un choix sportif alors que je suis élu meilleur centre tous les ans ! Il dit que je suis un mauvais mec et j'étais tellement un mauvais mec qu'une semaine après il doit me rappeler et me nomme même capitaine des trois-quarts ! Même Thierry Dusautoir est venu me remercier en me disant que j'avais réveillé tout ça », enfonce-t-il le clou.

Maxime Mermoz évoque aussi ses retrouvailles avec l'ex sélectionneur après le Tournoi des Six Nations : « Nous nous sommes recroisés un mois après au Testimonial de Jonny Wilkinson à Monaco. Il passe devant moi, marche et baisse la tête, même pas un bonjour, rien... Là dans ma tête je me dis : Je savais que c'était une baltringue, un lâche, surtout qu'il m'avait traité de taupe alors que lui invitait les journalistes en semaine à manger au restaurant pour les nourrir et s'assurer qu'ils soient gentils avec lui. C'était à l'image du personnage. »

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