McLaren s'est spécialement préparé pour le virage 8 d'Istanbul

Benjamin Vinel
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C'est à Istanbul qu'aura lieu la prochaine étape du Championnat du monde de Formule 1, pour le retour du Grand Prix de Turquie, qui avait déjà eu lieu de 2005 à 2011 sur le même circuit. L'Istanbul Park représente un certain défi avec son quadruple gauche, connu sous le nom quelque peu insipide de virage 8, qui devrait se passer à fond sans problème mais mettre à l'épreuve la mécanique et les hommes au volant.

Lewis Hamilton, McLaren MP4-23 Mercedes

Lewis Hamilton, McLaren MP4-23 Mercedes<span class="copyright">Andrew Ferraro / Motorsport Images</span>
Lewis Hamilton, McLaren MP4-23 MercedesAndrew Ferraro / Motorsport Images

Andrew Ferraro / Motorsport Images

McLaren a donc centré sa préparation sur le très exigeant quadruple gauche, où les pilotes encaissent facilement 5 g en latéral pendant plusieurs secondes et où le châssis souffre également. "Il faut aussi s'assurer que sur ces [nouveaux] circuits – et la Turquie en est un bon exemple – on ne dépasse pas le cas de charge pour lequel on conçoit la voiture", insistait Seidl à Portimão.

"Chaque circuit a des cas de charge auxquels il faut adhérer, ce qui est basé sur un calendrier connu. Nous allons sur différents circuits qui peuvent présenter d'autres facteurs. Et en Turquie, nous allons avoir un petit changement. Je donne ça comme exemple – nous avons légèrement modifié certaines pièces, juste à cause des charges là-bas. Il faut prendre beaucoup de choses en considération quand on va sur un nouveau circuit."

Quoi qu'il en soit, c'est l'incertitude qui règnera à Istanbul, comme sur de nombreuses pistes que la Formule 1 a découvertes ou redécouvertes en cette saison 2020. Ainsi, lorsqu'il a été demandé à Seidl, à Imola, à quoi il s'attendait pour ce Grand Prix, il est resté prudent : "C'est si difficile à prédire."

"Nous avons vu cette année qu'avec les petits écarts que nous avons entre les équipes en termes de performance, la plus petite différence dans la température de piste, les caractéristiques du circuit, le niveau d'appui qu'il faut choisir, peut faire un écart d'un ou deux dixièmes. Soudain, au lieu d'être cinquième, on se retrouve à risquer de ne pas passer en Q3. C'est donc vraiment difficile à prédire."

Propos recueillis par Luke Smith et Adam Cooper