McLaren veut une règle plus stricte sur la copie en F1

Benjamin Vinel
motorsport.com

De tous temps, les écuries de Formule 1 se sont inspirées les unes des autres, avec lors des dernières décennies une tendance à la convergence des designs au fil d'une même ère réglementaire, mais parfois, les similarités entre une monoplace et une autre peuvent rester en travers de la gorge de la concurrence.

C'est le cas pour la auprès des commissaires de la FIA, visant à déterminer si la ressemblance marquante entre le bolide rose et la Flèche d'Argent est le fruit d'un développement légal ou non, notamment au niveau des écopes de freins : Racing Point les achetait à Mercedes l'an passé, mais cette pièce doit désormais être conçue indépendamment par chaque constructeur.

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Directeur de l'écurie , Andreas Seidl a précédemment estimé que la Racing Point n'avait rien d'illégal, et c'est précisément pour cette raison que l'Allemand souhaite un règlement plus strict à ce sujet.

"Il y a clairement de la copie qui n'est pas que de la copie", déclare Seidl. "Il y a la copie qui a toujours existé en Formule 1 et qui fait partie de la F1. Nous essayons d'analyser ce que font les concurrents grâce à des photos qui sont disponibles publiquement, des photos que l'on peut prendre dans la pitlane ou en piste. Je pense que personne n'a de problème avec la copie de pièces ou de voitures à partir de ces photos."

"Ce qui est plus important est de clarifier et peut-être aussi modifier la réglementation sur ce qui peut être fait en matière de copie au-delà d'une simple utilisation d'informations publiques. La réglementation actuelle laisse de la marge pour faire bien plus : on peut coopérer sur la technologie de la soufflerie, sur la manière dont on utilise la soufflerie, sur la manière dont on installe la voiture en soufflerie. Il y a aussi la manière dont on accède à des photos de voitures, etc. Je pense qu'il faut clarifier ça afin d'avoir une direction claire sur ce que la Formule 1 veut autoriser dans ce domaine à l'avenir."

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Renault a indiqué que sa réclamation avait pour but principal d'établir le degré de collaboration autorisé entre les équipes, et pour Seidl, c'est également la "question clé" : "Ce n'est pas forcément une question de légalité. Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, la réglementation laisse de la marge pour faire bien plus que simplement prendre des photos dans la pitlane. C'est pourquoi nous pensons qu'il est important que ce soit clarifié maintenant."

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