La meilleure et la pire journée de Charly Mottet

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Ancien coureur pro - de 1983 à 1994 -, Charly Mottet s'est prêté au jeu de l'anecdote et raconte sa meilleure et sa pire journée sur un vélo.

Sa meilleure journée
« Je faisais ce que vous je voulais avec le vélo »

« C'est forcément sur le Tour, la victoire à Saint-Herblain, une étape de 250 bornes (246 km, entre Quimper et Saint-Herblain, le 16 juillet 1991), on avait roulé à 46 km/h, une moyenne extraordinaire. J'avais de superbes jambes, j'étais parti dans le dernier kilomètre, un petit peu avant (à 1,2 km), dans l'ultime petit coup de cul, avec un 53 x 12, le plus gros braquet à l'époque. (Greg) LeMond était dans ma roue, tout le monde a monté des dents et moi, je n'ai rien enlevé du tout. Dès le matin, j'avais senti que j'avais ces bonnes jambes et justement, quand l'échappée était partie au début, je m'étais dit "Merde, je l'ai ratée !" Mais tout s'était regroupé à mi-course car il n'y avait pas de Panasonic devant. Mais quand je suis sorti, personne n'a réussi à me suivre et le peloton avait fini au sprint avec (Johan) Museeuw et Abdou (Djamolidine Abdoujaparov) qui font deux et trois. Cela avait roulé plein pétrole mais je m'étais baladé, c'est un excellent souvenir. Je n'ai jamais souffert de la journée, je faisais ce que je voulais avec le vélo. »

Sa pire journée
« C'était un soulagement, car je vivais un calvaire »

« Mon abandon au pied de Luz Ardiden (15e étape, Saint-Girons - Luz Ardiden, le 18 juillet 1988). Je me trouvais dans le gruppetto et même devant la voiture-balai avec un groupe de dix coureurs, avec les « gros » (les sprinteurs)... (rires) J'ai fini par mettre pied à terre, j'étais cuit tout simplement. C'était mon premier abandon sur le Tour (il quittera également prématurément la Grande Boucle en 1992). Je suis allé à l'hôtel directement. C'était dur car j'abandonnais le Tour mais, en même temps, c'était un soulagement car je vivais un calvaire. Tant que le Tour n'était pas fini, c'était compliqué à vivre, mais comme j'aimais bien la fin de saison, j'avais plein d'objectifs au programme. À l'époque, j'étais un des rares coursiers présents de l'Étoile de Bessèges au Tour de Lombardie. »

lire aussi
Toute l'actu du Tour de France

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles