Menée de 14 points à la mi-temps, l'Asvel s'impose à l'extérieur face à la Virtus Bologne en Euroligue

David Lighty a inscrit 16 points contre la Virtus Bologne. (A. Martin/L'Équipe)

Une semaine après sa victoire contre le Baskonia Victoria, l'Asvel a signé une deuxième victoire d'affilée en Euroligue face à la Virtus Bologne (84-79), vendredi. Un succès loin d'être évident : le club lyonnais était mené 50-36 à la mi-temps.

Au bout d'une intense séquence de sept minutes de jeu sans discontinuer, Nando De Colo, qui venait d'inscrire un panier le pied sur la ligne à trois points pour ramener les siens à moins de deux possessions (54-59, 27e), se tournait vers son banc et implorait un rapide changement. Le symbole, parmi d'autres, d'une Asvel qui, sérieusement secouée pendant vingt longues minutes, allait puiser dans ses ressources mentales et physiques afin de tout faire pour prolonger la belle période entamée il y a une semaine, à Vitoria (Espagne), avec une grosse victoire en Euroligue face à Baskonia (87-61), suivie d'une deuxième, en Championnat, contre Nancy (80-64).

Le succès européen arraché vendredi soir dans le bouillant Paladozza de la Virtus Bologne (84-79) relevait du petit miracle : après avoir encaissé 50 points sur les deux premiers quarts sous les yeux de leur président Tony Parker, visage interdit, les Lyonnais en ont concédé quasiment moitié moins (29) au retour des vestiaires. Un match à deux vitesses en Italie, débloqué grâce aux inspirations de De Colo (10 points, 5 passes), mais surtout celles de Jonah Matthews (16 points) et de David Lighty (16 points), précieux au relais d'Amine Noua (14 points). L'intérieur, adroit (6 sur 10 au tir), avait surtout empêché son équipe de définitivement baisser pavillon sur les deux premiers quarts (36-50, 20e).


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« Nous avons été directement sanctionnés sur les balles perdues, pestait l'intérieur français au micro du diffuseur Skweek à la pause. On ne peut pas contrôler les tirs qu'on met mais on peut contrôler les pertes de balle. » Une requête suivie à la lettre par ses camarades : après avoir égaré 10 ballons à la mi-temps, les Rhodaniens ne rendaient que trois possessions sur le restant de la partie. Le parfait socle pour construire un impressionnant come-back, « mérité », concédera ensuite l'entraîneur italien de la Virtus, Sergio Scariolo. À l'issue du troisième quart, (63-64, 30e), tout était à refaire pour la formation d'Ismaël Bako (12 points, 6 rebonds), ancien pensionnaire de l'Asvel (2019-2021), d'abord intenable, puis muselé.

Portés par les efforts consentis, les champions de France parvenaient surtout à maintenir la pression dans le money-time, alors que les deux équipes peinaient à se départager (72-72, 36e). Après avoir pris l'avantage sur un dunk de Bako (74-72), la Virtus allait ensuite encaisser un 8-0, téléguidé par Lighty, Nando et Matthews, qui permettait d'assurer un voyage retour en France avec le sourire.

« On doit apprendre de cette première mi-temps, soufflait De Colo après cette deuxième victoire de rang en Euroligue qui permet à son club d'équilibrer son bilan (3 victoires - 3 défaites, 13e sur 18). On les a trop laissés jouer et une fois qu'on a monté notre agressivité d'un cran... C'est la clé de cette victoire. De toute victoire. On doit gagner nos matches en défense avant de les gagner en attaque. »


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« On a affiché tout notre caractère, prolongeait l'entraîneur T.J. Parker. On a mis quelques tirs compliqués mais ça fait partie du basket. On a été capables d'afficher une grosse réaction, c'est une grosse victoire. » La saison villeurbannaise est bel et bien relancée après une sale période, marquée par la perte pour longue durée de l'intérieur Joffrey Lauvergne au milieu d'une série de trois défaites.

Les galères semblent désormais digérées. Idéal alors que la semaine prochaine - après la réception de Fos-sur-Mer dimanche (17 heures) - il faudra enchaîner avec la réception des Lituaniens de Kaunas, qui partagent le même bilan. Un rendez-vous tout aussi important afin de définitivement s'engouffrer dans la course à la qualification pour les play-offs.


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