Mercedes n'a d'abord pas cru aux données des capteurs de Bottas

Fabien Gaillard
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Au deuxième tour du Grand Prix d'Émilie-Romagne, au premier tour. En plus de créer des dégâts sur le fond plat, la pièce est restée coincée sur la Mercedes W11 jusqu'au second arrêt du Finlandais sous Safety Car à une douzaine de boucles de la fin.

Le problème s'est immédiatement traduit par des données indiquant une importante perte d'appui mais l'écurie a eu du mal à y croire alors que son pilote tenait sans problème les commandes du Grand Prix, même si n'était pas très loin. Andrew Shovlin, le responsable de l'ingénierie de piste de Mercedes, a expliqué : "Nous avons vu une grosse chute de performance, mais le problème était l'ampleur de la chute en termes de temps au tour. Si vous traduisiez cela en temps, cela donnait sept ou huit dixièmes au tour."

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"Nous n'avons pas vraiment cru les capteurs, car nous étions en train de voir que Valtteri n'attaquait pas particulièrement et était capable de faire des temps au tour corrects quand c'était nécessaire. Nous avons pu construire un petit écart. Et il était très difficile de mettre une perte de temps au tour absolue sur ce compte car souvent cela affecte la voiture de façon non linéaire autour du circuit, ou [donne] un comportement différent dans différentes directions et différents virages. Mais, au début, nous ne pouvions pas croire à quel point c'était important."

Mercedes savait que Bottas avait percuté un débris à Tosa au deuxième tour, mais ne connaissait pas l'endroit exact où il se trouvait coincé. Le fait que seule la partie noire était visible a rendu la compréhension du problème difficile. "Nous ne savions pas ce que c'était. Quand vous voyez la taille de la pièce, et le fait qu'elle soit rouge, vous ne pouvez pas croire que nous ne pouvions pas la voir sur les caméras."

"Mais elle était coincée, et c'est la partie noire qui était visible. Et comme la voiture entière est noire, nous ne pouvions pas le voir. Si nous avions pu voir où elle était, nous aurions potentiellement pu faire un travail plus efficace pour la retirer lors du premier arrêt. C'est malheureux pour lui et il a assurément pris la bonne décision en passant droit [sur le débris] car un contact avec un pneu aurait très probablement entraîné une crevaison immédiate. C'était donc une bonne décision. Même, même si ce n'est pas de sa faute, ça lui a coûté du temps toute l'après-midi."