Metz dos au mur avant la finale retour du Championnat contre Brest

Emmanuel Mayonnade distille ses consignes à son équipe, jeudi, à Brest, où Metz s'est incliné en finale aller du Championnat (26-24). (Baptiste Fernandez/Icon sport)

Tombé pour la première fois en Championnat jeudi, Metz doit remonter deux buts de retard face à Brest pour reconquérir le titre.

Après 26 victoires en autant de matches, forcément, la chute picote. Jeudi, en finale aller, Metz a concédé sa première défaite de la saison en Championnat (26-24) et a vécu quelques heures pénibles. Après le match, les joueuses ont filé aux vestiaires sans s'arrêter en interviews, officiellement pressées pour prendre l'avion qui les attendait.

Vendredi, deux d'entre elles devaient tourner une émission pour Moselle TV : elles ont été remplacées par le président, Thierry Weizman, pendant qu'elles s'attachaient à récupérer et débriefer leur échec. « J'étais déçue, frustrée, énervée aussi, un mélange de plusieurs émotions », expliquait Chloé Valentini samedi, après avoir enfin un peu digéré ce match « à la limite du catastrophique et où on ne perd que de deux buts ».

C'est le message qui a été répété depuis trois jours en Lorraine : malgré une prestation où on n'a pas reconnu Metz - défense un peu trop lourde, très peu de montées de balle et en échec au tir -, le suspense reste entier avant le retour dans des Arènes combles, dimanche. « Gagner ou perdre, je n'imagine rien, je ne me projette pas, résume l'entraîneur Emmanuel Mayonnade. Et on aurait gagné de 15 buts, j'aurais dit la même chose. À Brest, on n'a pas fait le match qu'on aurait voulu. Alors on va essayer d'imposer notre rythme, mais sans courir partout dès le départ, bêtement. Il ne suffit pas d'enflammer les choses mais de construire un match. »

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Le retour de Camila Micijevic (absente en Bretagne), avec sa hargne et sa puissance longue distance, sera un nouvel atout de poids. Celui de Méline Nocandy, sortie après 10 minutes à l'aller, reste incertain. « Elle a une lésion musculaire moins grave que ce que l'on craignait, elle pourrait être là », détaille Thierry Weizman, le président-médecin. Décision sera prise dimanche pour celle qui est la capitaine et le moteur des siennes.

Avec ou sans sa demi-centre, Metz devra faire mieux pour récupérer « son » titre de champion, abandonné l'an dernier à Brest (au nombre de buts inscrits à l'extérieur) après quatre sacres de rang (2016 à 2019). « C'est peut-être prétentieux de le dire, s'excuse Valentini, mais je considère que nous avons une équipe de folie. On joue toutes, chaque fois les 14 joueuses apportent leur pierre à la victoire, leur petit grain de folie. Alors non, je n'imagine pas qu'on ne soit pas championnes. »

Un triplé encore jouable

C'est ce que beaucoup envisageaient aussi avant la finale, face à un Brest corrigé deux fois en saison régulière (31-24 ; 24-12), avant de se projeter avec envie vers le Final Four de Ligue des champions (4 et 5 juin à Budapest) et la finale de la Coupe de France (11 juin face à Besançon). « Chaque fois qu'on me parlait de triplé, je disais de ne pas perdre de vue qu'on pouvait ne rien gagner, insiste Mayonnade. Je vois ce qu'on fait depuis le début de saison, cette défaite ne remet pas en question notre parcours. On prend chaque échéance en temps voulu, et gagner la finale ne nous assure pas de gagner le Final Four, comme perdre ce titre ne nous garantit pas de perdre le Final Four. » Seule certitude : à Metz, chaque saison sans être champion est jugée manquée, peu importent les huit mois d'invincibilité.

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