Metz-Lyon - Les notes : un 3-0 mais beaucoup d'ennui

Le résultat change, mais le contenu reste le même : que l’OL s’impose comme cet après-midi à Metz ou qu’il concède un nul lamentable comme à Rennes dimanche, Lyon reste la même équipe dépourvue de créativité et de passion. Que la fin de saison semble longue…

Cette fois, l’OL y est arrivé. Face à une opposition très faible, à l’image de Rennes dimanche, Lyon a réussi l’exploit de s’imposer après avoir lutté pendant une heure. Dans un stade à huis clos, les Lyonnais ont réussi la prouesse d’être encore plus déprimants que l’ambiance. Mous, imprécis, immobiles et dépourvus de toute flamme, les Lyonnais ont fait la différence sur une belle passe de Tousart conclue par un Lacazette toujours réaliste quand il le faut, avant d’achever une équipe de Metz qui s’est arrêtée de jouer à l’heure de jeu.

Pour le reste, rien, comme d’habitude. Quels qualificatifs employer lorsqu’une équipe à 250M€ de budget se présente face à un petit poucet avec deux milieux défensifs ? Quels motifs évoquer quand un joueur en fin de contrat et qui n’apporte rien depuis le début de la saison se retrouve encore titulaire côté droit ? Cet Olympique Lyonnais n’a aucun sens, aucun panache et ne doit son salut qu’à des coups du sort de plus en plus rares, ou à des adversaires qui quittent le navire. Vivement la fin.


LES NOTES

Lopes (6) : Trois tirs cadrés pour Metz, et un seul dangereux signé Hein alors que le match était déjà plié. Anthony Lopes n’a pas eu beaucoup de boulot et l’a bien fait, comme d’habitude.

Jallet (4) : Invisible offensivement, quasiment au chômage derrière. Dans un match où l’OL n’a quasiment rien à faire en défense, peut-être valait-il mieux aligner Rafael.


Diakhaby (4) : Il n’y avait pas grand chose à faire cet après-midi pour Mouctar Diakhaby, surtout en l’absence de Diabaté et Erding. Et pourtant, le jeune défenseur des Gones n’a jamais pesé dans les duels et a inquiété par son manque d’anticipation. Un match au mieux moyen, sur la lignée de ses dernières prestations…

Mammana (6) : Emanuel Mammana est un artiste, preuve en est qu’il a été le joueur lyonnais le plus dangereux sur l’aile droite grâce à une percée venue de nulle part et conclue par un bon centre. Oui, Emanuel Mammana, défenseur central. Quand l’Argentin s’ennuie derrière, il vient faire le taf de Rachid Ghezzal. Un joueur panache comme on les aime.


Morel (4) : Pas fameux comme d’habitude, mais auteur d’un superbe épisode de convulsions sur une relance anodine qui rentrera dans les livres d’histoire de la médecine.

Tousart (7) : Le seul joueur à avoir mis Lucas Tousart en difficulté cet après-midi n’est autre que Maxime Gonalons, trop souvent dans ses pattes. Pour le reste, Lucas Tousart a livré son numéro de rouleau-compresseur habituel, comme lors du match face à Metz au Parc OL. Une passe décisive, une praline qui frôle la lucarne : le Nordiste prend de plus en plus de confiance et devient de plus en plus fort.

Gonalons (3) : Catastrophique dans la relance dès qu’il est sous pression, Maxime Gonalons aurait coûté au moins un but face à une équipe plus précise devant le but. Le capitaine des Gones n’y arrive plus, mais alors plus du tout, et ne contribue qu’à faire de l’ombre à Lucas Tousart. Remplacé par Jordan Ferri à cinq minutes du terme, qui s’est distingué par un bel appel servi par Tolisso, conclu par un petit piqué de l’amour pour le 2-0.


Ghezzal (3) : La titularisation de Rachid Ghezzal dépasse l’entendement. L’Algérien de l’OL ne fera plus partie du club dans deux mois, n’a plus marqué depuis quasiment six mois, n’a pas réalisé une seule bonne entrée cette année et prend chaque minute de jeu comme une opportunité de se vendre en juin prochain. Le résultat : des tentatives d’exploits personnels qui finissent en tribunes et des passes “Youtube” qui finissent dans les pieds adverses. Une plaie. Remplacé à la 77e par Maxwel Cornet, qui peine toujours à contrôler correctement un ballon. Houssem Aouar, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.


Fekir (5) : Une patate sur la barre, mais surtout beaucoup de déchet et de passes en retard, à l’image de ce décalage bien tardif pour Jallet qui attendait seul à l’entrée de la surface depuis 5 bonnes secondes, totalement seul. Pour le reste, “Nabilon” n’a pas vraiment fait la différence par ses dribbles ou son physique, avant d’enfin trouver la faille par un bon déboulé côté gauche pour servir Tolisso sur le 3-0.


Valbuena (5) : Comme souvent ces dernières semaines, Mathieu Valbuena a été précieux par ses changements de rythme et ses ouvertures bien dosées, notamment pour Cornet sur l’aile droite après l’entrée de l’ancien Messin. Face à l’immense faiblesse de la concurrence, Petit Velo’v s’est installé dans le onze et ses performances ne donnent absolument pas envie de le voir retourner sur le banc. Tant mieux.

Lacazette (7) : Deux ballons potables dans tout le match et un but pour Alexandre Lacazette. Courage Alex, ça ira mieux l’année prochaine, quand tu auras un vrai coach avec un vrai plan de jeu pour te faire briller. Remplacé par Corentin Tolisso à la 85e minute, qui a eu le temps de distiller un amour de passe décisive pour Ferri, et d’inscrire un but de renard des surfaces. Monstre.


Charly M. 

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages