Metz-PSG 2-3 / Les notes des Parisiens : Matuidi maintient le suspens

LIGUE 1 – Sauveur du PSG en toute fin de match, Blaise Matuidi aura été le seul Parisien évoluant à son niveau pendant 90 minutes. Le joker est grillé et attention, on en touche rarement 2 dans une partie…

Trapp (4) : Soirée contrastée pour l’Allemand.  Rayon positif : encore une parade décisif à un moment crucial du match (0-2 47eme, frappe de Doucouré). Sans cet arrêt, Paris aurait sans doute beaucoup plus souffert en seconde période. En revanche, il est trop juste sur le coup-franc malgré un placement correct sur sa ligne et sauvé par sa barre sur le suivant.

Meunier (4) : Depuis son retour de blessure, il peine à retrouver son niveau. Concrètement, on ne l’a pas vu centrer du match, ni parvenir à faire la différence balle au pied, ses 2 points forts jusqu’alors. Vu sa saison, on ne va pas lui tomber dessus mais au regard des échéances à venir, un regain de forme serait le bienvenu.

Marquinhos (4) : Après avoir facilement muselé Erding pendant une heure, le plus « expérimenté » des axiaux du jour n’a pas toujours dégagé la sérénité après l’entrée de Diabaté (72eme). Son retard sur le but de l’ancien Bordelais (2-2, 88eme) prouve aussi qu’il a encore des progrès à faire dans la concentration et l’anticipation.

Kimpembe (3,5) : Depuis quelques matchs, son assurance glisse dangereusement vers la nonchalance. Voire l’arrogance. Un exemple ? Cette nouvelle perte de balle à l’entrée de la surface quand un bon vieux dégagement s’imposait. En dehors de ça, il a aussi souffert à l’entrée de Diabaté. Serait-il temps de souffler pour le jeune Presnel ? Au regard de ses 8 premiers mois, ça se comprendrait.

Maxwell (7) : Son meilleur match depuis des lustres ! Double passeur en première période, il était logiquement récompensé pour son gros travail offensif. Ajoutez à cela, un bon repli défensif et on serait cru revenu un an en arrière.  

Verratti (5) : Bien sûr, il a pris des coups tout le match et a peut-être joué blessé suite à la très vilaine semelle de Doukouré (48eme). Mais franchement, s’il lâchait un peu plus son ballon, il ferait d’une pierre deux coups : le jeu du PSG s’en trouverait accéléré et ses chevilles soulagées. Mais à 25 ans, l’espoir de le voir évoluer est désormais mince…

Thiago Motta (6) : Dans ce registre, parler de Motta après Verratti coule bien sûr de source. Son jeu simple a encore fait merveille en première période. Beaucoup moins c’est vrai après le repos mais il touche pourtant 139 ballons sur le match. Nouvelle preuve de sa prédominance sur le jeu parisien. En toute simplicité.

Matuidi (7,5) : Dès l’entame du match, on a compris qu’on avait affaire à un BM très chaud : Deux frappes (maladroites certes) dans le premier quart d’heure puis le but du break supposé (0-2, 36eme). Qu’on le retrouve dans le rôle du sauveur au bout du bout du match ressemble donc à tout sauf au hasard et récompense son énorme investissement des dernières semaines.

Lucas (4) : Pour gagner du temps, je pourrais vous inviter à aller lire les résumés de ses 6 premiers mois : c’est un pur copier-coller. Pas le temps de chercher ? OK, je vous la fais courte alors : efficace sur 20m balle au pied puis le néant dans la finition. Ceci dit, ce n’est pas  Guedes (entré à la 76eme) qui va le menacer à l’avenir. Pour l’instant, c’est son clone, les dribbles en moins.

Cavani (6) : On ne va pas dézinguer un joueur qui plante son 30eme but de la saison en L1 mais en dehors de ce joli coup de tête (0-1, 33eme), que de déchet devant le but ! On pense notamment à ce lob raté à 1-2 qui aurait permis de s’épargner cette fin de match légèrement stressante.

Di Maria (4) : Une grosse entame de match, sans l’efficacité de ses dernières prestations. Un réalisme qui ne viendra jamais et qui amène logiquement Emery à le sortir à l’heure de jeu pour Pastore. Un Flaco inoffensif jusqu’à ce coup de patte de la dernière chance qui dépose le ballon sur le crâne de Matuidi. Bref, encore une fois décisif le Pastore…

Emery (6) : En l’absence de Draxler et compte-tenu des dernières performances décevantes de Nkunku, sa gestion du secteur offensif s’annonçait compliqué. Elle l’a été à l’heure de jeu et le Basque n’a pas trouvé de parade miracle. Mais en parlant de miracle, on peut également penser que celui de fin de match lui appartient aussi un peu tant sa soif de victoire transpire du bord du terrain. Un banc parisien sur lequel il vient de signer la meilleure entame de l’histoire d’un entraîneur du PSG après 50 matchs avec 37V 8N et 5D et… 2 buts de plus qu’un certain LB (+81). On lui souhaite juste une meilleure fin, il la mérite.

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