Metz-PSG, Comment expliquer que les Parisiens s'écroulent ainsi ?

Il y avait des airs de Nou Camp à Saint-Symphorien mardi soir. Pas dans la joie hilare des supporters messins, loin de mettre une pression aussi chaude sur les épaules des Parisiens, mais dans le scénario offert par ce match en retard de la 31e journée de Ligue 1 (2-3). Alors que le PSG menait tranquillement 2-0 face au FC Metz, Yann Jouffre et Cheick Diabaté (78e et 84e) ont permis aux locaux de revenir dans la rencontre de manière totalement invraisemblable dans le dernier quart d'heure. 15 minutes durant lesquelles on a revu des Parisiens un peu perdu sur le terrain. 

Alors que les Messins n'avaient pas mis un pied devant l'autre pendant 75 minutes, les hommes d'Unai Emery se sont complètement écroulés. Sous l'impulsion de locaux plus offensifs. "A la mi-temps, on s'est dit que si on devait perdre, on allait essayer de rester à 0-2, expliquait Philippe Hinschberger après la rencontre. Jusqu'à cette fin de match où on ne gagne pas pour deux centimètres..." L'histoire d'une barre transversale sur un coup franc de Jouffre qui redescend du mauvais côté. Avant que Blaise Matuidi ne sauve l'espoir de titre des siens dans les arrêts de jeu (3-2). "On a vu que lorsqu'on se mettait à jouer, on arrivait à mettre le PSG en difficulté" regrettait Matthieu Udol. C’est la première fois que Paris se fait remonter après avoir mené de deux buts en L1 depuis le 14 février 2015 face à Caen. Ce jour-là, les Parisiens n’avaient pas réussi à l’emporter (2-2).

Cette fois-ci, le Paris Saint-Germain s'en est sorti. Mais une nouvelle fois, les hommes d'Unai Emery ont craqué à un moment innatendu. Comme si tout s'éteignait l'espace d'un instant. "Il faut arrêter de parler de Barcelone, insistait Thomas Meunier. C'est terminé Barcelone. Je pense qu'on était trop confiant en deuxième mi-temps. On a perdu trop de ballons, beaucoup de déchet. On a pas perdu les pédales mais on est tombé dans une certaine suffisance." Le Belge avait également une autre explication que le simple manque de volonté. "Quand on est mis en difficulté, ça nous perturbe un peu, précisait le défenseur. Il nous a fallu 20 minutes pour relever la tête."

Les Parisiens manqueraient alors de répondant mental. Un petit grain de sable dans une machine bien huilée qui remet en cause tout une mécanique ? "Mentalement quand on était à 1-2 et 2-2 l'équipe a souffert mais le troisième but a libéré le groupe, détaillait Unai Emery. C'est facile de dire à la mi-temps qu'il faut mettre le troisième but, mais il faut faire sur le terrain. Quand tu es à 0-2 tu peux penser que Metz n'allait pas trop pousser mais le coup franc du 1-2 a tout changé." Le Basque pointait lui-aussi du doigt le côté non tueur de son équipe.

Malgré ce scénario dingue qui "aurait pu coûter le titre" dixit Thomas Meunier, les Parisiens souhaitaient aussi mettre l'accent sur la capacité du groupe à inscrire le troisième but dans les arrêts de jeu. "C'est complètement fou, rigolait Patrick Kluivert en zone mixte. Ce n'est pas normal de vivre une fin de match comme ça. Mais au final, gagner comme ça, ça peut-être bénéfique." Blaise Matuidi, héros des siens acquiessait. "On s'est dit qu'on ne pouvait pas se tirer une balle dans le pied comme ça. Il ne faudra plus vivre de soirée comme ça." 

Unai Emery n'allait pas contredire son directeur du Football et son vice-capitaine. "Il faut aussi retenir les 4 dernières minutes de l'équipe pour aller chercher la victoire. Metz a très bien utilisé ses moments pour marquer deux fois. Le plus important, c'est d'avoir gagné. Le football est comme ça, et c'est pour ça qu'il est beau." Plus beau encore quand la victoire est au bout. Car à Barcelone, le discours n'était pas le même.

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