Michaël Guigou, une immense carrière en images

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Le légendaire ailier gauche des Bleus Michaël Guigou met un terme à sa glorieuse carrière ce mercredi avec Nîmes, en déplacement à Limoges. Retour en images sur son incroyable parcours.

Petit format (1,79 m) mais brillant manieur de ballon, Michaël Guigou s'impose très jeune dans l'effectif de Montpellier, le plus grand club français des années 2000. L'enfant du Vaucluse y remporte en 2001 sa première Coupe de France et en 2002 son premier titre de champion, juste avant ses premières capes en bleu.

Les enfants rois de Montpellier dans le vestiaire du palais des sports René-Bougnol : en finale retour de la Ligue des champions 2003, ils viennent de renverser le géant espagnol de Pampelune (31-19, 19-27 à l'aller). Guigou (21 ans, à g.) a marqué dix fois au retour, Nikola Karabatic (19 ans, au centre à côté d'Andrej Golic) en avait mis onze à l'aller. C'est le premier titre de champion d'Europe d'un club français.

Derrière le capitaine Olivier Girault qui brandit le trophée, Michaël Guigou fête à Zurich son premier titre avec les Bleus, le Championnat d'Europe 2006, brillamment remporté face à l'Espagne (29-23). Sur l'aile gauche mais aussi ponctuellement comme demi-centre, son efficacité et sa créativité sont déjà indispensables à l'équipe de France.

Deux ans plus tard, à l'été 2008, Guigou et les Bleus (ici en phase de groupes contre la Chine) planent aux JO de Pékin jusqu'à la finale contre l'Islande (28-23). La première médaille olympique du lutin est du plus beau des métaux.

Six mois à peine après Pékin, les Bleus signent leur plus beau chef-d'oeuvre : ils enchaînent avec le titre au Mondial 2009 en Croatie, en dominant le pays hôte en finale (24-19). Dans une Arena Zagreb médusée, Guigou est le bourreau des Croates avec ses dix buts, dont un 7/7 sur penalty.

Que d'or, que d'or. Au Mondial 2011 en Suède, l'ailier gauche et ses camarades de l'équipe de France (Bingo, Abalo, Sorhaindo, Barachet et Joli, de g. à dr.) remportent leur quatrième titre consécutif après avoir également décroché l'Euro 2010 en Autriche. Du jamais vu. Ils sont devenus les « Experts », la plus grande équipe de l'histoire du handball.

Handicapé par une hernie inguinale, Guigou (ici à côté du préparateur physique des Bleus Alain Quintallet) est contraint de déclarer forfait au milieu de l'Euro 2012 en Serbie. Alors qu'il enchaîne les gros problèmes physiques depuis plusieurs années, difficile alors de l'imaginer briller jusqu'à 40 ans.

Un bain de glace pour le président Rémy Lévy, pour célébrer le cinquième titre de champion de France de rang de Montpellier, en mai 2012. C'est le dixième de Michaël Guigou et son dernier, car cette année sera aussi celle de l'arrivée du nouveau monstre du handball français, le Paris-SG.

Sur le podium des JO de Londres, les Bleus célèbrent leur deuxième or olympique de rang en parodiant la célébration de l'archer d'Usain Bolt. Ces Jeux auront été une expérience extrême pour Guigou, qui aura souffert des adducteurs tout au long du tournoi. Il jouera « sur une jambe » la finale contre la Suède (22-21)... et en sera le meilleur marqueur français (5 buts).

En 2016 avec son éternel complice Luc Abalo. Camarades de chambre en équipe de France, ils auront été pendant quinze ans les deux génies des ailes, Abalo à droite et Guigou à gauche, toujours capables de créer des actions d'éclat imprévisibles.

Guigou est aussi un brillant tireur de penalties, qui représentent une partie significative de ses 1021 buts en équipe de France (307 sélections). Il inscrit ici l'un de ses cinq buts en finale du Mondial 2017 contre la Norvège de Torbjörn Bergerud (33-26), un inoubliable triomphe à domicile.

27 mai 2018 : capitaine de Montpellier, Guigou soulève à nouveau le trophée de la Ligue des champions, 15 ans après. Issu des poules basses de la compétition, le MHB a sorti le Barça en 8es, Flensburg en quarts avant de créer la sensation au Final Four de Cologne face au Vardar Skopje, tenant du titre (28-27), puis dans une incroyable finale franco-française contre Nantes (32-27).

Tout le monde imaginait que Michaël Guigou resterait l'homme d'un seul club, lui qui avait refusé toutes les sollicitations étrangères pour rester à Montpellier. Mais en 2018-2019, les relations se tendent avec ses dirigeants et l'entraîneur Patrice Canayer. Le capitanat lui est retiré, et le club annonce que son contrat ne sera pas renouvelé.

Et voici l'image longtemps impensable : Guigou sous le maillot d'un autre club que le MHB. Ce sera le vert du club voisin de Nîmes, avec qui il s'engage au terme de son contrat, à l'été 2019. Un choix qui lui permet de continuer à jouer à très haut niveau sans bouleverser son équilibre familial en restant vivre à Montpellier. Il passera les trois dernières saisons de sa carrière à l'USAM, avec notamment une 3e place en Championnat en 2019-2020.

À l'été 2021 à Tokyo, dans des JO reportés d'un an et à huis clos à cause du Covid-19, Guigou met un point final de rêve à sa carrière en équipe de France : capitaine des Bleus, il se retire sur le podium olympique, médaille d'or au cou, avant de vivre une ultime saison de joueur avec son club. Son troisième titre olympique, le dixième au total avec les Bleus. Monumental.

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