Michael Matthews, après sa victoire sur la 14e étape : « Sur le Tour, il n'y a pas 35 000 opportunités pour gagner »

Michael Matthews, vainqueur de la 14e étape du Tour de France. (Zac Williams/SWPIX/Presse Sports)

Deuxième aux arrivées de Longwy et de Lausanne, l'Australien Michael Matthews (BikeExchange-Jayco) n'a pas tremblé pour enfin s'imposer en solitaire, samedi, sur l'aérodrome de Mende.

« Que représente pour vous cette quatrième victoire sur le Tour de France ?
Le Tour de France est une course très particulière, où toutes les équipes et tous les coureurs arrivent avec l'objectif de gagner. Mais au final, il n'y a pas tant d'étapes que ça pour pouvoir s'imposer. Ce matin (samedi), j'ai discuté avec mon épouse et elle m'a dit que pour gagner il fallait prendre des risques, faire des trucs auxquels personne ne s'attend. C'est ce que j'ai fait en prenant l'échappée et ça a marché.

Qu'est-ce qui vous a traversé l'esprit dans les trois derniers kilomètres ?
J'ai pensé à ma femme et ma fille toute la journée et pas seulement dans les trois derniers kilomètres. Elles sacrifient tant de choses pour moi tout au long de l'année, mais je ne peux pas leur consacrer le temps que je voudrais. J'ai donc pensé à elles deux lorsque Bettiol m'a dépassé dans la montée finale. Mais je n'ai rien lâché et je me suis accroché pour prouver à ma fille pourquoi je suis coureur professionnel. J'espère qu'elle est fière de moi.

« Je savais que c'était un terrain qui me convenait parfaitement. »

Après vos 2es places à Longwy et à Lausanne, vous aviez à coeur de ne pas repartir bredouille de ce Tour ?
J'ai eu l'impression que c'était les deux derniers kilomètres les plus durs du Tour de France. Prendre l'échappée a été le résultat d'une lutte énorme. Lorsqu'elle est parvenue à se créer et que j'en faisais partie, je me suis aperçu qu'il y avait dix-neuf autres coureurs et certains bons grimpeurs. La différence, c'est que j'avais en tête les mots de ma femme, et ce que me disait mon directeur sportif Matt White dans les oreillettes. Je savais que c'était un terrain qui me convenait parfaitement. J'ai attaqué un peu loin de l'arrivée, mais je savais que c'était à cet endroit que je devais tenter ma chance. Je savais que je pouvais y arriver. Sur le Tour, il n'y a pas 35 000 opportunités pour gagner. Pour moi, la journée a été magique. »

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