Mike Di Meglio avant le Bol d'Or : « Le titre est encore faisable »

Mike Di Meglio sur le circuit Paul-Ricard. (L. Swiderek/ Presse Sports)

Le pilote français du F.C.C. TSR Honda, deuxième au classement du Championnat du monde d'Endurance, aborde le Bol d'Or, diffusé ce week-end sur la chaîne L'Équipe, avec l'espoir de décrocher une troisième victoire dans l'épreuve. Et le titre en EWC par la même occasion.

Quatrième et dernière course au programme du calendrier 2022, le Bol d'Or sacrera l'équipe championne du monde d'Endurance, dimanche, au Castellet (Var). Le Yoshimura SERT, vainqueur des 24 Heures Moto au Mans, mène la danse mais tout est encore possible pour le titre. Le F.C.C. TSR Honda pointe à la deuxième place (avec 23 points de retard) et compte lui-même 11 longueurs d'avance sur le YART Yamaha. Mike Di Meglio, le pilote français du team Honda, double vainqueur de l'épreuve (2017 et 2018), fait le point sur les enjeux de la course, diffusée sur la chaîne L'Équipe.

« Comment abordez-vous cette édition du Bol d'Or, qui fête ses cent ans ?
Le titre est encore faisable. Il y a 85 points en jeu, il peut tout se passer en endurance, la course est tellement longue. On est à 23 points de la Suzuki, on essaiera d'aller la chercher. En qualification aussi, on peut aussi récupérer des points. Après, il faudra essayer d'être le mieux placé en course pour aller décrocher ce titre.

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La nécessité de remonter les points de retard sur le SERT va-t-elle conduire votre équipe à prendre encore plus de risques ?
Prendre plus de risques est difficile, on roule déjà à 100 %. L'endurance est quasiment devenue une course sprint, de ce point de vue. Il faut prendre des risques avec intelligence parce que si on tombe, les conséquences sont lourdes. Il faut éviter de ne pas s'éliminer de la partie. Tout l'enjeu sera de rouler vite en restant concentré pour profiter de chaque occasion, de ne pas faire d'erreur. Je pense qu'on peut faire une belle course, les essais se sont très bien passés pour l'équipe.

« Pour les moteurs, c'est très compliqué au Bol d'Or »

Vous sortez d'une 10e place aux 8 Heures de Suzuka, au Japon. Que s'était-il passé ?
On a eu des soucis techniques qui ont fait qu'on a perdu beaucoup de temps aux stands. On s'est retrouvé 10e et, sur des courses courtes de huit heures, les problèmes de ce genre compliquent énormément la tâche. C'était trop court pour remonter.

Quelles différences voyez-vous entre le Bol d'Or et Le Mans, qui sont deux courses de 24 heures ?
La grande différence, c'est qu'il y a 1,8 km de ligne droite au Bol d'Or et qu'elle est redoutable. Pour les moteurs, c'est très compliqué. L'année dernière, il y avait une quarantaine de motos engagées et on a fini à vingt. Ça fait beaucoup de casse moteur et on n'y avait pas échappé. La mécanique est soumise à rude épreuve. Le mistral peut souffler fort aussi, cela fait partie des choses qu'on n'a pas au Mans. »

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