Mike James (Monaco) : « Ce soir, mon numéro a été tiré »

Mike James a été le grand bonhomme de la Roca Team ce jeudi soir à Madrid. (900/cordon press)

Mike James revient sur son tir dingue qui a permis à Monaco de décrocher la prolongation face au Real et sur sa soirée d'exception (28 points) qui a conduit la Roca Team à une victoire référence et royale en terre madrilène (95-94).

« Ce tir à 3 points avec la faute, sur le parquet du finaliste de l'Euroligue, pour égaliser en fin de temps réglementaire, est-il l'un des meilleurs que vous ayez inscrits dans votre carrière ?
Pas le meilleur (il rit). Et puis j'avais déjà inscrit un panier de la victoire contre le Real Madrid.

S'agit-il d'un succès référence pour Monaco ?
Clairement, gagner contre le Real, encore plus à Madrid, est quelque chose de spécial, de grand. Mais sincèrement, il est encore tôt dans la saison pour réellement en évaluer la portée. Jusqu'ici, nous avons été bons à l'extérieur (5 victoires-2 défaites hors de leurs bases), donc c'est bien que l'on continue à être compétitifs face à l'adversité. Il faut continuer ainsi. Il y a beaucoup de bonnes équipes en Euroligue. Nous voulons rester avec le groupe de tête, autant qu'on le pourra. Toute victoire que l'on peut prendre participe à ce qu'on essaye de construire.

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Parlez-nous de ce shoot dingue qui permet à Monaco, qui semble distancé (84-88, 6 secondes à jouer) d'égaliser. Vous voyez débouler sur vous le géant Walter Tavares (2,21 m)...
Tavares est si grand. Je savais qu'il serait très dur de shooter au-dessus de lui. En vérité, je comptais me laisser tomber (« flop »), mais il m'a sauté dessus et a fait faute, donc je n'ai même pas eu besoin de ça (il sourit).

Vous avez manqué plusieurs fois le money-time dernièrement. Pas cette fois. Que pensez-vous de votre gestion de la fin du match, de votre agressivité (13 fautes provoquées) et de votre performance globale, conclue par votre meilleur score offensif de la saison (28 points, 4/7 à 3 points) ?
Je suis un professionnel. Il faut toujours être prêt. On gagnait, donc même si j'avais voulu parfois être sur le terrain, je n'avais pas vraiment de motif pour me plaindre (il rit). Clairement, tu veux que ton équipe gagne. Si cela signifie parfois que tu dois être sur le banc et regarder, c'est ainsi. Il faut savoir être un bon coéquipier et soutenir tes camarades. Ce soir (jeudi), mon numéro a été tiré. J'ai été dans ces situations dans le passé, et je l'ai géré avec confiance.

Lors du match 5 contre Olympiakos en quart de finale l'an passé, vous aviez cafouillé quelques ballons. Avez-vous le sentiment de progressivement franchir un cap, en termes de maîtrise et de ce que vous pouvez faire dans les possessions et moments les plus importants d'un match ?
Honnêtement, c'était une autre histoire, une longue série, il y avait de la fatigue, beaucoup d'autres facteurs. Là, nous sommes au début de la saison, tu te sens plus frais, forcément. J'essaie juste de continuer, en permanence, à progresser en tant que joueur, quotidiennement.

Cette victoire est-elle un message sur ce que vous vous sentez capables d'accomplir pour la suite de la saison ?
Ce qui est sûr, c'est que ce succès, comme celui à Olympiakos (81-76 le 27 octobre) ou face au champion Efes (95-92 le 13 octobre) sont bons à prendre. Il faut rester confiant, et continuer à bâtir en s'appuyant sur ces performances. »