La ministre des sports Amélie Oudéa-Castéra confiante sur l'organisation de la Coupe du monde : « Le climat social s'est apaisé au coeur du GIP »

Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et paralympiques. (B. Desprez/L'Équipe)

De passage vendredi au Stade Toulousain pour y signer une charte sur les engagements écoresponsables des organisateurs d'événements sportifs, la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et paralympiques Amélie Oudéa-Castéra est revenue sur les différentes affaires qui secouent le monde du rugby.

Amélie Oudéa-Castéra, la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et paralympiques, était ce vendredi en visite du côté du Stade Toulousain. Après avoir déjeuné avec le président Didier Lacroix et visité les installations du club, elle a signé avec le patron du club Rouge et Noir la charte des 15 engagements écoresponsables des organisateurs d'événements sportifs. Une charte qui couvre notamment la modération de l'éclairage, la réduction de la climatisation, la baisse du chauffage dans les gymnases ou la formation des jeunes aux écogestes.

En marge de cette signature, la ministre est revenue sur l'actualité des affaires du rugby, et notamment sur celle de l'ancien directeur général du Groupement d'intérêt public (GIP) France 2023 Claude Atcher, désormais visé par une enquête pour harcèlement moral. Ce drôle de climat longtemps entretenu au GIP pourrait-il mettre en péril l'organisation de la prochaine Coupe du monde (8 septembre-28 octobre) ?

« L'évènement se prépare très bien, estime Amélie Oudéa-Castéra. On a vu le succès de la billetterie, on a vu que les partenaires et les entreprises étaient au rendez-vous, que World Rugby veillait sur la qualité de l'organisation et que les équipes du GIP, qui sont maintenant sous la houlette de Julien Colette, le successeur de Claude Atcher, étaient en train de très bien avancer »

« C'est super excitant sur le plan sportif parce qu'on a une équipe qui est au top de sa forme, qui est sur cette lignée de 13 victoires en 13 matches, a poursuivi la ministre. C'est extraordinaire de pouvoir se dire qu'on a une vraie chance de pouvoir gagner la Coupe du monde à domicile. On a tous en tête ce match d'ouverture face aux Blacks le 8 septembre prochain au Stade de France. Il n'y a donc pas d'inquiétude, mais au contraire de la confiance et de la sérénité. Je pense que le climat social s'est apaisé au coeur de ce GIP. Les équipes que j'ai rencontrées récemment sont à la tâche, elles ont l'expérience. »

Laministre se rendra à MarcoussisLa ministre s'est également exprimée sur la consultation des clubs à partir de lundi au sujet de la désignation par Bernard Laporte - président condamné à deux ans de prison avec sursis pour corruption (il a fait appel) et mis en retrait depuis - de Patrick Buisson comme président délégué de la FFR. Sont-ils pour ? Contre ? Abstentionniste ?

« On s'est retrouvé dans une situation extrêmement complexe avec la nécessité de préserver à la fois l'éthique et l'intérêt supérieur du rugby d'un côté, et celle de respecter aussi la présomption d'innocence à laquelle a le droit Bernard Laporte d'un autre, observe Oudéa-Castéra. On a pu trouver un chemin avec cette mise en retrait de Bernard Laporte qui était une chose nécessaire pour le rugby français. On s'est dit qu'on avait besoin d'avoir un mode d'emploi précis pour garantir l'effectivité de cette mise en retrait, et moi j'avais appelé de mes voeux un temps démocratique pour que le président délégué puisse bénéficier d'une forme d'adoubement par les clubs.

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« Donc, cette consultation va s'ouvrir lundi prochain et va durer du 23 au 26 janvier. Et moi, je pourrai débriefer avec l'ensemble du Comité directeur de la FFR le 27 janvier au matin puisque je me rendrai à Marcoussis pour être à leur côté pour analyser cette consultation. Je souhaite qu'elle soit entourée de toutes les garanties et du plus grand des fair-play, conformément aux valeurs sportives. Elle se déroulera sous l'égide et la supervision du Comité d'éthique de la FFR. »

Et si le non l'emportait ? Faudra-t-il procéder à de nouvelles élections ? « Cette question, il appartiendra au comité directeur qui se réunira le 27 janvier d'y répondre, estime la ministre. Ses membres prendront leurs responsabilités. Ce que nous devons avoir tous en tête, c'est que cette consultation n'est pas une formalité administrative, c'est un vrai temps démocratique qui est engageant pour l'ensemble des clubs qui vont être consultés. Il sera donc important d'en tirer des conclusions qui soient elles-mêmes engageantes. Je ne doute pas que le Comité directeur le fera de manière responsable le 27 janvier, quand il lui reviendra d'analyser le taux de participation, la réponse apportée et la manière dont la consultation se sera déroulée. »

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