Pour Mir, il n'y a plus de numéro 1 chez Suzuki cette année

Léna Buffa
motorsport.com

Prêt à débuter − lorsque les conditions le permettront − sa deuxième saison en MotoGP, toujours en tant que coéquipier d' est également assuré de poursuivre l'aventure Suzuki durant deux années de plus. Malgré une première campagne mouvementée, marquée par une lourde chute à la mi-saison et les problèmes physiques qui se sont ensuivis, le jeune pilote espagnol n'a marqué que trois points de moins que son coéquipier lors des sept derniers Grands Prix de 2019 et on l'a vu se battre pour le podium en Australie.

Sûr de lui, c'est sans complexes qu'il aborde la deuxième phase de ce parcours, alors qu'il va désormais lui falloir confirmer en mettant en pratique tous les enseignements de cette première saison. À ses côtés, Rins est lui aussi attendu au niveau supérieur après avoir ouvert son compteur de victoires l'an dernier et s'être imposé comme l'un des top pilotes de la catégorie, mais l'avance de son acolyte ne semble en aucun cas effrayer Mir, qui se voit désormais sur un pied d'égalité avec lui.

"Je veux penser qu'il n'y a désormais plus de numéro 1", a déclaré Joan Mir lors d'une visioconférence avec un petit groupe de médias, dont Motorsport.com. "L'année dernière, il y en avait un, parce que Rins s'était renforcé et que je venais d'arriver, c'était donc plus clair. [Un numéro 1 aujourd'hui] je n'y crois pas et Suzuki non plus. Nous avons tous deux pour mission de mener la Suzuki là où elle mérite d'être, comme l'a fait Kevin Schwantz."

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"J'espère être proche d'Álex, voire même devant sur certaines courses", a poursuivi le pilote majorquin, qui voit dans la concurrence interne une émulation bénéfique à Suzuki. "Le secret pour continuer à progresser, c'est que je sois aussi rapide [que lui]. Cela nous fera tous grandir et la moto sera considérée comme pouvant figurer en tête à toutes les courses."

Pas de négociations avec la concurrence

Titré en Moto3 en 2017, Joan Mir a connu une ascension fulgurante, ayant signé avec Suzuki alors qu'il venait tout juste de passer en Moto2. Si son meilleur résultat en 2019 a été une cinquième place, il entend bien faire ses preuves cette année et a déjà montré pendant l'intersaison qu'il parvenait à mettre à profit ce qu'il avait appris, terminant sixième du test du Qatar à moins d'un dixième de Rins. Il sait qu'il a tapé dans l'œil de d'autres équipes, mais veut à présent miser sur la continuité pour arriver à ses fins.

"Je sais que j'ai reçu aussi d'autres offres, c'est vrai, mais je n'ai pas parlé avec d'autres constructeurs. Mon idée était de rester avec Suzuki", assure-t-il. "Le travail avec Suzuki n'est pas terminé. Deux ans, ce n'est pas beaucoup pour faire ses preuves, parce qu'il faut une année pour apprendre et ensuite une autre pour attaquer. Et puis si on passe à un autre constructeur il faut encore prendre un an pour comprendre [la moto] et ensuite la deuxième année sert à être plus devant. C'est un temps que je n'ai pas. Je veux rester chez Suzuki, essayer d'être compétitif et de gagner des courses dès que possible."

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"Je crois beaucoup au projet de Suzuki et je pense qu'ensemble, on peut y arriver", assure le pilote majorquin. "En deux ans, on ne peut pas avoir fini le travail. Je suis passé du Moto2 au MotoGP en seulement un an, et l'année dernière me servait à gagner en expérience. La deuxième année est toujours celle où l'on commence à obtenir de bons résultats. Au final ce n'est pas beaucoup, on n'a qu'un an pour montrer son potentiel. Je pense que j'ai besoin de beaucoup plus et c'est la raison pour laquelle j'ai signé avec Suzuki."

Propos recueillis par Germán Garcia Casanova

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