Mir ressent une "grosse pression" et pourrait rester prudent en course

Vincent Lalanne-Sicaud
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va tenter de devenir Champion du monde MotoGP pour la première fois de sa carrière au Grand Prix de Valence, ce dimanche. Celui qui a pris la tête du championnat pour la première fois il y a moins d'un mois, au Grand Prix d'Aragón, se disait hermétique à la pression du titre il y a quelques jours encore, mais il reconnaît que la situation a changé ce week-end, à tel point qu'il espère le dénouement le plus rapide possible.

"C’est difficile, évidemment", concède Mir. "C’est un week-end différent, avec une grosse pression médiatique. C’est un week-end différent. J’essaie de garder mon calme, On ressent tous la pression, tout ceux qui jouent le titre, parce que cela va se décider rapidement. Ce sera fini demain ou le week-end prochain. Donc on peut sentir la pression. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas négatif, mais j’espère que ça va vite se terminer !"

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Malgré une modeste 12e place sur la grille, Joan Mir reste dans une position favorable pour devenir Champion du monde ce dimanche. Ses deux plus proches rivaux, , auteur de la pole et redouté par de nombreux pilotes ce week-end, accuse un retard plus important au championnat. Mir assure qu'il "ne pense pas trop" à ces calculs et que son principal objectif reste de décrocher un bon résultat en course, misant sur un rythme proche de celui affiché par Morbidelli.

"Franco est très fort, en rythme de course aussi, il a montré un excellent potentiel en EL3 et en EL4. Il a fait un très bon tour en qualifications. Je suis peut-être l’un des rares pilotes qui peuvent peut-être se battre avec Franco, si tout se passe normalement, mais je pars loin. C’est sûr que c’est un problème pour essayer de jouer la victoire. Mais je vais essayer de donner 100%, et ensuite, en course, on verra où on sera. Je penserai au championnat après, à mes sensations. Mes sensations me diront si je préfère rester dans le top 10 sans faire mieux, ou si je veux jouer le podium."

"Les premiers tours seront très important", a ajouté Mir. "Il sera important de savoir à quelle position nous sommes, pour décider quoi faire. Mais d’abord, je dois gagner beaucoup de places."

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Le pilote Suzuki peine en revanche à comprendre pourquoi il a été en difficulté dans l'exercice des qualifications ce samedi. Mir a souvent été distancé sur le time attack cette année mais il restait sur une cinquième place sur la grille la semaine dernière, lors de la première course sur le circuit de Valence.

"En fait, ma journée n’a pas été mauvaise, parce que j’ai amélioré mon rythme et mon potentiel [pour la course], donc je suis plutôt content de ça", précise le pilote espagnol. "Nous sommes au niveau que je souhaite. Mais en qualifications, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, sincèrement. Je sens que c’est un peu comme hier. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé en EL2, on a vécu la même chose. Je ne comprends pas. Je n’ai pas les bonnes sensations pour attaquer, et pour faire un bon chrono. C’est dommage, mais ce qui est important, c’est qu'on a le rythme [pour la course]. On est déjà parti de cette positions plusieurs fois, donc je n’aime pas cette place, mais ce n’est pas la fin du monde."

La Suzuki manquait d'adhérence en qualifications, ce qui reste un mystère pour Mir : "C’est étrange. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, parce que mes sensations étaient très bonnes sur la moto, mais ensuite, en qualifications, quelque chose a changé. Je n’avais pas autant de grip. On a vu la moto glisser beaucoup plus. On sait que les conditions étaient difficiles, et les autres ont pu faire un bon chrono, donc ça veut dire que les conditions de piste étaient bonnes. Pour nous, c’est étrange, je ne sais pas."