Monaco, Fabregas : "Je ne renoncerai jamais à mon jeu"

Goal.com

Cesc Fabregas n'est pas sous son meilleur jour cette saison avec l'AS Monaco. Sifflé lors de son dernier match au stade Louis II lors de sa sortie, l'Espagnol était remplaçant samedi soir lors du déplacement à Nîmes. En perte de vitesse, l'international espagnol ne compte pas rendre les armes pour autant et restera fidèle à ses valeurs. Dans une interview accordée à Canal Plus, Cesc Fabregas a répondu aux critiques et ne compte pas renier son style de jeu.

Monaco - Gelson Martins s'excuse après son expulsion

"Les critiques des supporters ? Oui ils ont raison. Mais je ne renoncerai jamais à mon jeu, ça doit être bien clair pour tout le monde. J’en suis arrivé là, j’ai gagné tous ces trophées, parce que je reste moi-même, avec mon jeu. Et j’ai dû m’adapter à des entraîneurs très différents. Arsène Wenger, Guardiola, Mourinho, Conte (...). Je respecte tout le monde, tous les avis, il faut s’améliorer, et moi le premier, c’est sûr", a expliqué l'Espagnol. 

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

"Je compte honorer mon contrat"

2019-01-23 Fabregas Cesc Monaco
2019-01-23 Fabregas Cesc Monaco

"Ici, souvent, les matchs, c’est boum, boum, boum ! Mais parfois, il faut se calmer, faire dix passes de suite. J'ai parfois l'impression qu'ici, les gens n'aiment pas quand on fait 2 ou 3 passes. J'ai toujours aimé prendre des risques sur le terrain. Ici, ça ne plait pas aux gens, on me dit : 'ne prends pas de risques, joues sur les côtés !' Pour moi, c'est compliqué parce que j'aime faire des passes entre les lignes, jouer au milieu, faire des une deux, changer de direction... Je ne perdrai pas mes valeurs, jamais je ne balancerai loin devant. Parfois on nous dit : 'sinon tu la mets en touche !' Désolé, je ne ferai jamais ça", a ajouté le milieu de l'AS Monaco.

AS Monaco - Le syndicat des arbitres allume Gelson Martins

Cesc Fabregas est conscient qu'il faut faire ses preuves au quotidien même après tous les titres qu'il a remporté : "Quand on gagne, on est le meilleur, mais le lendemain, quand on perd, on est le pire. Il n'y a pas d'entre-deux. Pendant 16 ans au plus haut niveau, il faut être le meilleur chaque jour, si on est pas considéré au top, on est considéré comme mauvais. Il faut gagner, gagner, gagner. Mais j'adore ça. Je suis heureux quand je m'énerve, parce que le lendemain comme je vais me réveiller, je vais avoir envie de gagner. C'est ça la clé de la réussite".

"Je suis très heureux à Monaco. Bien sûr, le foot joue un rôle important dans ma vie. Et si ça ne va pas côté foot, dans ma vie en général, ça ne va pas non plus. J'aimerais être meilleur, je pense que l'on a une équipe pour se qualifier en Ligue des champions. J'ai encore deux ans de contrat ici et je les passerai ici. J'ai 32 ans, c'est vrai, mais si je joue dans une position entourée par des joueurs qui ont la même vision de jeu que moi, je peux encore jouer quelques années. A 32 ans, j'ai joué 800 matches, c'est de la folie", a conclu l'Espagnol.

À lire aussi