Monaco-PSG - Les notes des Parisiens : Le Cave se rebiffe

David Aiello
Angel Di Maria et Edinson Cavani (Reuters)

Donné pour mort par beaucoup d’observateurs, le groupe parisien a magnifiquement répondu en corrigeant Monaco, grâce notamment à un Di Maria des grands soirs.

Trapp (6,5) : Vigilant loin de sa surface, décisif à 1-1 (43eme) et impeccable sur d’autres situations chaudes, il a fait le match qu’on attendait de lui en ne s’inclinant que sur la frappe imparable de Lemar.

Aurier (6) : Ses défauts continuent de se voir plus que ses qualités : sa belle activité offensive n’a pas comblé ses difficultés en défense et ses approximations sur ses centres portent bien trop préjudice à son apport. Bref, ça va mieux mais on n’a toujours pas retrouvé le grand Serge.

Thiago Silva (7) : On aurait tout simplement voulu le voir comme ça contre le Barça : intraitable et vicieux à souhait, il a joué son rôle de taulier et de leader de l’équipe. Son refus de sortir sur blessure (79eme) en est la meilleure preuve, d’autant qu’il a assuré ensuite.

Kimpembe (6,5) : Encore une fois, il a assuré un intérim de très haut niveau niveau. Serein sur ses sorties balles au pied (un peu trop même parfois), il a aussi surveillé comme le lait sur le feu Mbappé avec une redoutable efficacité.

Kurzawa (6) : Pas un match exceptionnel mais beaucoup d’application pour contenir Bernardo Silva, ce qui en soit est déjà beaucoup. Son entente avec Draxler a aussi été intéressante.

Verratti (7,5) : Une passe “dé” d’école pour Cavani, un autre caviar pour Di Maria qui met Paris dans un bon mood d’entrée, c’est peu dire qu’il a pesé sur la rencontre. Son duo avec Papa Motta a fonctionné à merveille et a beaucoup fait courir le bloc monégasque. Le Marco des grands soirs était de sortie.

Motta (6) : Le grand absent du Camp Nou a encore démontré à quel point son expérience des grands RDV et sa science du jeu était cruciale pour ce PSG-là. Comme d’hab, il n’a pas fait une passe vers l’avant mais il a dû tutoyer le 95% de ballons propres avec une sérénité qui rejaillit forcément sur toute l’équipe.

Rabiot (6) : Presque 12km parcourus pour lui ce soir, on peut dire qu’il a mouillé le maillot ! Une grosse activité logiquement préjudiciable à son apport offensif mais nécessaire en l’absence d’un Blaise Matuidi.

Di Maria (8,5) : Il parait qu’il avait 2 matchs et un A/R Paris-AmSud dans les pattes… Insaisissable et virevoltant, il a délivré une prestation de très haut vol, mettant la défense de l’ASM aux abois avec une efficacité redoutable : 2 passes décisives et un but. L’extraordinaire vainqueur de la C1 2014 est encore en vie et il nous salue bien.

Cavani (7,5) : Lui aussi avait un long voyage dans les jambes et pourtant il a cavalé pendant 95 minutes, harcelant Subasic sur toutes ses relances. Double buteur, il aurait même pu réalisé le triplé sans un invraisemblable raté devant le but. Que serait ce PSG sans lui ?

Draxler (7) : Un départ canon pour l’Allemand avec l’ouverture du score (1-0, 4eme) où il accompagne intelligemment Di Maria. Il disparaît ensuite des radars pendant un long moment et cet improbable contrôle de… l’épaule et sa passe enchaînée qui emmène le but de Di Maria (2-1, 44eme)

Emery (7,5) : Prisonnier des états de (mé)forme des uns et des autres (Marquinhos, Meunier, Pastore), il a finalement composé un 11 de départ assez classique en faisant confiance aux tauliers de l’équipe dans un 4-3-3 des familles avec Motta à la baguette, là où certains rêvaient de Pastore dans le 4-2-3-1 entrevu contre Lyon. Au final, le résultat parle pour le Basque qui aura aussi survolé les débats tactiques.

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages