Monotone, déshumanisé, moins chaleureux... En tennis, le remplacement des juges de ligne par des machines divise

Fabrice Abgrall
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Est-ce le tennis de demain ? L'épidémie de Covid-19 provoque des modifications dans les tournois. Sur la gestion du public bien-sûr, mais aussi au niveau des personnes présentes sur les courts : jusqu’à la fin de la saison, l’ATP autorise tous les tournois à utiliser l’arbitrage électronique à la place des juges de ligne.

L'Open d’Australie est le premier Grand Chelem à l'expérimenter. Les juges de ligne sont remplacés par des caméras électroniques, équipées de capteurs. C'est une voix métallique, enregistrée, qui annonce la balle faute. Révolution, évolution, innovation ou aberration ? Les avis sont partagés. Novak Djokovic y est favorable, tout comme Adrian Mannarino : "Je préfère ne pas avoir de juge de ligne, et avoir des machines au bord du court, parce que ça empêche les joueurs de se plaindre. Si la machine dit faute, il y a faute, tu ne peux pas pester contre ça."

Un tennis sans âme

Mais d’autres joueurs dénoncent un tennis robotisé, sans âme ni émotion, privé de chaleur humaine. Alizé Cornet trouvait au départ l’expérience intéressante, avant de changer d’avis : "Au début, je trouvais ça super. Je m'étais dit que c'était de l'énergie en moins dépensée. On ne peut pas se battre avec la machine, donc il n'y a pas vraiment de doute, on peut passer au point suivant beaucoup plus rapidement. Mais au fur et à mesure des matchs, je trouve que ça déshumanise vachement le tennis. Moi ça m'est arrivé de parler avec des juges de ligne. Ils sont là, ce sont un peu nos (...)

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