Montagne - Le Mont Blanc plus petit qu'il y a 20 ans

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Les géomètres-experts de la Chambre Départementale de la Haute-Savoie ont livré ce mercredi les résultats de la dernière mesure officielle du Mont Blanc. La taille du sommet rocheux a perdu trois mètres en 20 ans. Le 16 septembre dernier, une équipe composée de 27 géologues et experts s'est élancée à l'assaut du Mont Blanc, pour en mesurer son sommet. Cet exercice est renouvelé tous les deux ans par les géomètres pour calculer l'évolution du plus haut sommet d'Europe. En 2001, la première mesure officielle annonçait 4 810,40 mètres. Depuis, il est en « perpétuel mouvement », comme l'explique le géomètre expert Cédric Daviet, lors de la conférence. « Ces données sont importantes pour tout le monde, car il y a un vrai rôle scientifique et historique derrière. » Des mesures extrêmement précises, à 2 et 5 centimètres près, qui sont réalisées grâce à des outils technologiques performants. lire aussi Les premiers réfugiés à gravir le Mont Blanc Un sommet qui décroît de 13 cm par an Ainsi, après une ascension qui aura duré près de 10 heures, les nouvelles mesures de 2021 ont été officialisées ce mercredi matin : le sommet du Mont Blanc culmine aujourd'hui à 4 807, 81 mètres, 1 mètre de moins que la dernière mesure publique de 2017, qui déclarait une altitude de 4 808,72 mètres. Chaque année, la hauteur du Mont Blanc évolue en raison de la couche de neige éternelle présente au sommet, laquelle est soumise aux précipitations et vents d'altitude. Depuis 2001, on note ainsi une décrue de l'altitude du sommet d'une moyenne de 13 cm par an. En 2019, un chiffre de 4 806,03 mètres, soit le plus bas ayant été enregistré jusqu'ici, avait été noté mais gardé en « off » jusqu'à la nouvelle mesure de cette année. Denis Borrel, géomètre et expert ayant pris part à la mesure du sommet. « Notre rôle est de mesurer, mais nous ne sommes pas là pour tirer des conclusions hâtives » Denis Borrel, un autre géologue ayant pris part à l'ascension, précise qu'il faut savoir « rester humble » devant ces données. « Notre rôle est de mesurer, mais nous ne sommes pas là pour tirer des conclusions hâtives. Seuls les climatologues et glaciologues nous diront l'état des lieux actuels du Mont-Blanc, avec les données que l'on va leur fournir. » Des données scientifiques accumulées « pour les générations futures », confirme également le géologue Jean Des Garets.

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