Montpellier : pourquoi Fulgence Ouedraogo n'est pas dans les 23 pour la finale contre Castres

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Fulgence Ouedraogo avant la demi-finale contre l'UBB. (N. Luttiau/L'Équipe)
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Comme face à Bordeaux en demi-finale samedi dernier (19-10), Fulgence Ouedraogo ne jouera pas en finale face à Castres vendredi soir (20h45). Une drôle de façon de mettre fin à la carrière de l'enfant du club mais qui répond à un choix sportif assez logique.

Fulgence Ouedraogo a donc joué ses dernières minutes sous le maillot montpelliérain face au Racing 92 le 21 mai dernier (22-13). Ce jour-là, pour le dernier match de la saison à domicile, le MHR avait fait les choses en grand pour fêter celui qui a fait à Montpellier toute sa carrière, lancée en professionnel en mai 2005 à Biarritz à l'époque où on parlait encore de Top 16. Le troisième-ligne était entré en deuxième période face aux Franciliens puis ressorti dans la dernière minute pour avoir droit à une ovation digne de la légende qu'il est à l'échelle du club.

L'après-match avait été teinté d'émotion mais les sentiments ont laissé place ensuite à une réalité plus crue. Pour la phase finale, il n'est pas dans les 23. La troisième-ligne Camara-Mercer-Bécognée est intouchable ou presque et les places sur le banc sont chères, d'autant que Philippe Saint-André et son staff optent pour un banc à cinq avants et trois trois-quarts, eux qui ont pu aligner des ''6-2'' en cours de saison.

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Un choix pragmatique

Sur le banc, en plus de la première-ligne remplaçante, une place est allouée à Mickaël Capelli, numéro 5 massif pour couvrir le titulaire Bastien Chalureau. La cinquième place revient dans cette phase finale au polyvalent Janse van Rensburg. Le Sud-Africain couvre les postes de numéro 4 - Verhaeghe pouvant alors glisser en flanker - et troisième-ligne aile. Une polyvalence que n'a pas Ouedraogo. En plus d'être un rugueux, Van Rensburg rayonne également en touche, comme en témoigne son contre capital face Bordeaux-Bègles dans les vingt-deux mètres du MHR dans les dernières minutes samedi dernier à Nice.

« PSA » a donc fait un choix pragmatique. « Fulgence est exemplaire dans tout, son entraînement, son professionnalisme, jusqu'au bout, assure le manager du MHR. Il est le garant d'un vestiaire. Ce n'est pas une fin pour lui au club, il va rester en tant qu'ambassadeur, assurer le lien avec les clubs et les associations aux alentours, un rôle très important dans la transmission. Sportivement, au poste de troisième ligne, c'est là où j'ai le plus de concurrence et aucun blessé. Je me suis gratté la tête, j'ai réfléchi à un banc à ''6-2'' pour lui faire une place mais sur une saison longue comme ça, je pense que le ''5-3'' est plus adapté. ''Fufu'' est hors du groupe, mais il est complètement impliqué, dans les réunions de leaders notamment. »

Fulgence Ouedraogo

« C'est un sentiment partagé. Je suis très déçu, abattu. Ce n'est pas la fin que j'imaginais. Mais il faut savoir mettre sa déception de côté pour le bien de l'équipe »

Évidemment, la situation n'est pas facile à vivre pour le principal intéressé. « C'est un sentiment partagé. Je suis très déçu, abattu. Ce n'est pas la fin que j'imaginais, la finale dont je rêvais, déclarait-il vendredi matin dans les colonnes de Midi Libre.Mais il faut savoir mettre sa déception de côté pour le bien de l'équipe. » Nul doute que si Montpellier remporte la finale vendredi soir, il fera partie de ceux qui soulèveront le Bouclier en premier. Cela reste une fin en apothéose pour celui qui avait débuté à une époque où Montpellier jouait le maintien à Sabathé et qui a vécu les finales perdues de 2011 et 2018.

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Rory Kockott, le triplé sans jouer ?

Comme Ouedraogo, Rory Kockott (36 ans dimanche) arrête sa carrière à la fin de la saison et aurait sûrement aimé participer à une dernière phase finale, lui qui fait en plus partie des héros des titres de 2013 et 2018. Mais le demi de mêlée, qui joue au CO depuis 2011, suivra aussi la finale en spectateur. « On connaît tous Rory, le joueur qu'il est, ce qu'il apporte lors des matches clés et en dehors, assure le capitaine castrais Mathieu Babillot. Il a encore soif de victoire, on compte sur lui, il sera avec nous. »« Il est incontournable dans ce club, ajoute David Darricarrère, l'adjoint du manager Pierre-Henry Broncan. Il va amener son expérience, c'est un atout supplémentaire. Se passer sportivement de lui n'est pas difficile car on a deux garçons à ce poste qui ont répondu présent. » En l'occurrence Santiago Arata et sa doublure vendredi soir Jérémy Fernandez.

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