Montréal « plus que confiant » pour l'organisation des Championnats du monde 2026

Sébastien Arsenault (à dr.) au côté d'Antoine Duchesne, le Canadien de Groupama-FDJ. (Julien Payette-Tessier)

Sébastien Arsenault, PDG des Grands Prix de Québec et Montréal, dresse un bilan positif après le retour des deux classiques canadiennes, qui le confortent dans sa candidature pour l'organisation des Mondiaux en 2026.

« Quel bilan faites-vous pour le retour des deux Grands Prix, après deux ans d'annulations ?
Le bilan est fabuleux. Quand on regarde les coureurs qui ont décidé de traverser l'Atlantique (Pogacar, Van Aert, Matthews, Thomas, Bardet, Gaudu, Cosnefroy...), c'est le résultat de toutes ces années de travail acharné, le travail d'une grande équipe et des Québécois, de leur générosité. Car on peut être les meilleurs organisateurs de la Terre - ou au moins le penser -, si les coureurs sont mal reçus, ça laisse un goût amer. Je crois que c'est l'accumulation de tous ces éléments-là qui font que ça fait de grandes courses.

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Sentez-vous une évolution depuis trois ans ?
Il y a plusieurs années, tout était concentré sur juillet, et lors de certaines courses qui suivaient, les coureurs se présentaient et ne « faisaient » pas forcément la course. Donc voir ces garçons-là, avec une telle moyenne à Québec (42,16 km/h), puis ici à Montréal avec 220 kilomètres et plus de 4 800 mètres de dénivelé... Ce sont nos monuments nord-américains, et c'est un immense privilège, un immense bonheur après ces deux années d'annulation qui ont été difficiles.

« Ces parcours conviennent bien à la nouvelle génération des coureurs, très portés sur l'attaque »

Voir Benoît Cosnefroy évoquer la « plus belle victoire de [sa] carrière » vendredi à Québec doit vous faire plaisir...
Assurément. Il faut jeter un oeil aux gagnants des éditions depuis 2010, les podiums : ce ne sont que des grands coureurs. Et si on veut des grands coureurs, il faut faire des parcours difficiles. On a tout ici pour réunir ces éléments-là. Je crois que les courses en circuit apportent clairement une énergie que les coureurs ont rarement et c'est beau à voir. D'autant que ces parcours conviennent bien à la nouvelle génération des coureurs, très portés sur l'attaque, alors que c'était un peu différent avant. Là, c'est propice à quelqu'un qui veut en mettre une ou foutre le bordel à n'importe quel moment.

Ce parcours pourrait être celui du Mondial 2026, pour lequel Montréal a postulé ?
C'est une idée que je caressais depuis longtemps, dès 2010 quand on a voulu relancer le cyclisme professionnel ici. Le résultat va être annoncé à Wollongong (Australie) le 22 septembre. Je suis plus que confiant. La meilleure façon d'avoir une belle fiche de présentation, c'est d'avoir une référence antérieure positive. Je crois que tous les ingrédients sont sur la table. Le parcours est déjà excessivement difficile, imaginez s'il faut ajouter quelques tours ou quelques modifications, on irait chercher un grand champion, un Eddy Merckx des temps modernes (*). »

(*) Eddy Merckx a été sacré champion du monde à Montréal en 1974, son troisième et dernier titre.