Mort de Jim Brown, footballeur de légende, star de cinéma et activiste

Jim Brown, ici à San Francisco en Californie, le 4 février 2016.

L’ancienne star de la NFL, sous le maillot des Cleveland Browns, avait aussi joué dans les films « Mars Attacks ! » et « Les Douze Salopards ».

DÉCÈS - Il a porté plusieurs casquettes dans sa vie. Jim Brown, qui fut un des plus grands joueurs de football américain de l’histoire, sous le maillot des Cleveland Browns, mais aussi acteur et activiste, est mort à l’âge de 87 ans, a annoncé vendredi 19 mai son épouse Monique.

« C’est avec une profonde tristesse que j’annonce la mort de mon mari, Jim Brown. Il est décédé paisiblement (jeudi) soir dans notre maison à Los Angeles », a-t-elle écrit sur son compte Instagram.

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« Pour le monde entier, il était un activiste, un acteur et une star du football. Pour notre famille, il était un mari, un père et un grand-père aimant et merveilleux. Nos cœurs sont brisés… », a-t-elle ajouté.

Jim Brown est considéré comme l’un des meilleurs running-backs (coureurs) de tous les temps, à avoir brillé en NFL mais aussi en championnat universitaire à Syracuse.

Sélectionné au premier tour de la draft de 1957, il a joué neuf saisons pour les Cleveland Browns (1957-65), parcourant au total 12 312 yards, avec un Super Bowl remporté en 1964 et trois trophées de MVP décrochés.

En 1966, il a stoppé sa carrière à 30 ans, bien qu’étant au sommet, pour se consacrer au cinéma. Cette année-là, il fut un des Douze Salopards de Robert Aldrich.

Il aura été acteur dans une cinquantaine de films et séries, apparaissant notamment chez Spike Lee (He Got Game) et Tim Burton (Mars Attacks !), confrontant Arnold Schwarzenegger dans Running Man et jouant les premiers rôles dans plusieurs longs métrages de blaxploitation.

De nombreux démêlés avec la justice

Sur le plan de l’activisme, Brown a organisé en 1967 le Sommet de Cleveland, qui a réuni douze hommes de premier plan de la communauté afro-américaine, en réponse à la décision de Mohamed Ali de ne pas participer à la guerre du Vietnam.

Les participants avaient soutenu le boxeur, symbolisant de fait l’unité des Noirs pendant le mouvement des droits civiques en Amérique.

En 1988, il a créé le programme « Amer-I-Can », qui intervenait dans les quartiers défavorisés pour tenter de remettre les jeunes membres de gangs sur le bon chemin.

« Jim Brown était un athlète talentueux - l’un des joueurs les plus dominants à avoir jamais foulé un terrain de sport - mais aussi une figure culturelle qui a contribué à promouvoir le changement », a réagi le patron de la NFL Roger Goodell, évoquant « un précurseur et un modèle pour les athlètes qui s’impliquent dans des initiatives sociales en dehors de leur sport ».

Brown n’en a pas moins eu de nombreux démêlés avec la justice, échappant souvent à des condamnations.

Il a été arrêté en 1965, pour coups et blessures sur une fille de 18 ans qui l’a accusé de l’avoir forcée à avoir des relations sexuelles. En 1968 aussi, après avoir fait passer un mannequin par-dessus un balcon. En 1985, il a été accusé de viol sur une femme de 33 ans, sans suite. L’année suivante, il a été arrêté pour avoir agressé sa fiancée, qui n’a finalement pas porté plainte.

En 1999, Brown a en revanche été condamné à trois ans de mise à l’épreuve, un an de conseil en matière de violence domestique, après avoir fracassé la voiture de sa femme Monique avec une pelle. N’ayant pas respecté les conditions de sa peine, il a été condamné en 2000 à six mois de prison, avant d’être libéré au bout de trois mois.

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