Moustapha Fall : « L'impression de ne même pas être parti »

Moustapha Fall va disputer sa seconde phase finale avec les Bleus après les JO de Tokyo. (A. Mounic/L'Équipe)

Revenu in extremis d'une blessure à l'ischio-jambier, le pivot Moustapha Fall était heureux de pouvoir retrouver le groupe France, tout en annonçant que sa réintégration sur le parquet serait progressive.

« Dans quel état physique vous trouvez-vous après cette interruption de plusieurs semaines pour soigner votre cuisse ?
C'était le premier entraînement, donc ça manquait de sensations. C'est un peu normal. Mais physiquement, j'ai pu m'entretenir un minimum. Franchement je m'attendais à pire. Je n'ai pas pu participer à tous les exercices, à tout l'entraînement, mais ça va. Ce matin, j'étais venu déjà m'entraîner individuellement. Après, j'avais repris le basket, c'est juste que je ne pouvais pas y aller full speed " (à fond). C'est la première fois que je jouais avec opposition, ça m'a fait un peu bizarre (il rit).

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On a observé beaucoup de vannes, de sourires à votre égard. Comment avez-vous été accueilli ?
J'ai même pas l'impression d'être parti en fait. On se voit tous les étés, ce groupe est très soudé. Donc tout s'est fait très naturellement.

Au moment de votre blessure, pensiez-vous avoir une chance de revenir ?
Les délais étaient de quatre à six semaines en théorie, au premier examen. On était déjà début août, alors l'espoir était mince. C'était compliqué. Alors, après avoir réfléchi et tout pris en considération, on a tout mis en oeuvre pour essayer d'accélérer la cicatrisation, et voir s'il y avait une chance. De toute façon, il fallait bien que je me soigne du mieux possible en vue du retour avec mon club (Olympiakos), donc cela ne changeait pas grand-chose.

« Il faut retrouver mon rythme, c'est du haut niveau, tu peux pas juste débarquer. Mais je suis convaincu que ça va le faire »

Quelle était la nature de votre lésion ?
C'était une assez grosse déchirure de 10 centimètres à l'ischio, qui, honnêtement, a fait peur sur les images au début. Mais je suis allé voir des spécialistes en Espagne, j'ai pu aller m'entraîner à Clairefontaine, où je me maintenais en forme. C'est l'un des meilleurs centres de rééducation, et proche de Paris. Ils m'ont bien pris en charge. Ils ont toutes les machines possibles, notamment des appareils isocinétiques. On sait que c'est l'équipe de France de foot qui va là-bas. Tout ce dont j'avais besoin, ils l'avaient. Ils ont pu suivre progressivement mon évolution, j'étais bien encadré, avec des échos, des IRM de contrôle. Et sur la dernière, c'est passé. Tant mieux !

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Que pouvez-vous apporter compte tenu du contexte ?
Seul le terrain nous le dira. J'aurai la balle au poste bas. Je vais défendre comme je le fais toujours, et essayer de mettre le plus d'agressivité possible, d'ajouter de l'alternance entre intérieur et extérieur en ressortant les ballons.

Que ressentez-vous à l'idée de disputer cet Euro ?
Je suis vraiment heureux. Maintenant, il faut retrouver mon rythme, c'est du haut niveau, tu peux pas juste débarquer. Mais je suis convaincu que ça va le faire. Plus on gagnera des matches, plus ça me donnera du temps pour trouver mon rythme. Il faudra déjà sortir des poules. Après notre défaite contre la Bosnie (90-96 à Sarajevo en qualifications pour la Coupe du monde 2023, samedi dernier, que la France retrouve le 6 septembre à l'Euro), on ne va manquer de respect à personne. »

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