Nairo Quintana disqualifié du Tour de France pour deux contrôles positifs au tramadol

Nairo Quintana disqualifié du Tour de France pour deux contrôles positifs au tramadol

Le Colombien Nairo Quintana (Arkéa-Samsic) a été disqualifié du Tour de France qu'il avait terminé à la sixième place. Deux contrôles effectués pendant la course ont révélé la présence de tramadol et de ses deux principaux métabolites, interdit par l'UCI depuis 2019.

Nairo Quintana, le grimpeur colombien d'Arkéa-Samsic, a été contrôlé positif à deux reprises sur le dernier Tour de France. Des traces de tramadol, un puissant antidouleur interdit en course par l'UCI depuis 2019, ont été retrouvées lors de deux contrôles effectués après l'arrivée à la Super Planche des Belles Filles (7e étape) et après celle se terminant au sommet du col du Granon (11e étape) où Quintana avait pris la deuxième place. Il a dix jours pour faire appel de cette décision auprès du TAS.

Il est important de noter que la prise de tramadol, bien qu'interdite en course, ne constitue pas une violation des règles anti-dopage. Le Colombien, attendu sur la Vuelta en fin de semaine, est par conséquent libre de courir et ne sera pas suspendu.

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Cette annonce intervient dans un timing fâcheux pour l'équipe bretonne qui a annoncé mardi la prolongation de son coureur jusqu'en 2025. Le vainqueur du Giro 2014 avait déjà été dans l'oeil du cyclone en 2020 lorsqu'une enquête pour dopage avait été ouverte en France. À l'époque, un médecin et le kiné d'Arkéa-Samsic avaient été placés en garde à vue pour « administration et prescription à un sportif, sans justification médicale, de substance ou méthode interdite dans le cadre d'une manifestation sportive. »

Le tramadol, interdit en course mais pas considéré comme du dopage

La limite est ténue mais dans le règlement UCI, le tramadol, antidouleur très utilisé en médecine, est interdit lors des courses depuis mars 2019 pour « préserver la santé et la sécurité des coureurs compte tenu des effets secondaires de cette substance ». L'Agence de Contrôles Internationale (ITA) utilise des échantillons de sang séché pour déceler la présence de ce puissant anti-douleur.

Si la prise de tramadol constitue une infraction au règlement médical de l'UCI, elle ne constitue pas une violation des règles anti-dopage. « Il est tout à fait licite qu'un coureur puisse consommer du tramadol dans le cadre d'une prescription parce qu'il souffre d'une lombalgie aiguë, par exemple. Mais dans ces conditions, il ne prend pas le risque d'être sur un vélo au milieu du peloton », détaillait à l époque Xavier Bigard, le directeur médical de l'UCI, pour expliquer la nuance.

Pris pour la première fois, le Colombien est « juste » disqualifié de la course sur laquelle le contrôle a été effectué. En cas de récidive, il risque cinq mois de suspension.

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