Nantes - Gourcuff : "Si on m'appelle, c'est pour une idée de jeu"

Goal.com
L'entraîneur du FC Nantes a analysé la victoire obtenue à Amiens (2-1), ce samedi.

Nantes : Christian Gourcuff "assez optimiste" pour la suite

L'entraîneur du FC Nantes a analysé la victoire obtenue à Amiens (2-1), ce samedi.

Christian Gourcuff fera ses débuts sur le banc des Canaris ce samedi (17h30) lors de la réception de Marseille.

Son arrivée à Nantes

"Si on m'appelle, c'est aussi pour une idée de jeu. Au moins, je donne le maximum pour un an, je suis heureux de retrouver le terrain et, si on m'appelle, c'est aussi pour mes idées, pour faire ce que je ressens, et je suis content que ce soit à Nantes par rapport à ce passé qui a marqué les gens. Alors ça date, mais il reste quelque chose et c'est un véritable atout."

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Sa perception du jeu "à la nantaise"

"Oui [j'ai été marqué], j'étais jeune et c'était moins médiatisé, donc je connais plus l'époque Suaudeau (1982-1988 ; 1991-1997) et Raynald (Denoueix) (1997-2001), mais Arribas, comme c'était le début, c'est d'autant plus méritoire, car sur quatre décennies, il y a eu une pérennisation du style. Ce qui est extraordinaire, ce qui n'est plus possible peut-être maintenant."

L'évolution avec l'arrivée de Denoueix

"Raynald [Denoueix] est arrivé à l'époque où c'était plus rigoureux sur le plan tactique. On commençait déjà à bien authentifier les objectifs, et ce qu'on faisait de façon plus intuitive à l'époque de Suaudeau, on le formalise beaucoup mieux après avec Denoueix. Suaudeau, c'était une intuition qu'il arrivait à développer. C'était ça le génie de Suaudeau."

Son passage à Lorient

"Lorient, j'ai pu construire car j'avais du temps et j'ai pu avoir du temps car je suis parti de bas, et que les clubs n'étaient pas des sociétés comme aujourd'hui. Là, on a basculé dans un système de rentabilité et donc de choses éphémères."

Le mercato nantais

"Le recrutement, c'est très difficile, il y a plein de choses à prendre en compte : la disponibilité des joueurs, l'aspect financier, technique. Je n'ai pas la possibilité d'aller voir des joueurs comme ça en cours de mercato. Si je vais faire avec les joueurs qu'on me donne ? Oui, mais ça, c'était clair, c'est-à-dire que la préparation, je ne l'ai pas conduite alors que c'est essentiel pour moi. Ça, je l'intégrais. Et après, pour le recrutement, j'ai toujours pensé que le coach devait être au centre du jeu. Là, je ne l'ai pas commencé et je vais participer, il n'y a pas de souci, il y a une relation avec les recruteurs et le président, mais je ne peux pas passer quinze jours à regarder des joueurs... En tout cas, la blessure de Coco(ligaments croisés) est un coup dur. Et j'espère pouvoir conserver (Abdoulaye) Touré et (Valentin) Rongier."

La valse des entraîneurs à Nantes

"Oui, mais c'est casse-gueule pour n'importe quel entraîneur, sauf moi. Car j'ai soixante-quatre ans, et mon image, ce n'est pas le souci, pas ma priorité. Ma priorité, c'est de retrouver du foot, donc le seul truc qui peut m'embêter, c'est de ne pas prendre de plaisir dans ce que je fais. Le reste, je n'ai aucune crainte. Les relations avec le président, ce n'est pas un problème. Si dans deux mois, il me vire, ce n'est pas un problème, il n'aura pas une indemnité très lourde à sortir, car il y a un contrat d'un an. Donc, ce n'est pas un calcul que j'ai fait, et ma décision, c'est vraiment le foot."

 

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