Nantes punit Kiel en Ligue des champions

Avec quinze arrêts Viktor Hallgrimsson a été l'un des hommes forts de Nantes ce jeudi. (A. Réau/L'Équipe)

Derrière Viktor Hallgrimsson impeccable dans les buts, Nantes, leader invaincu du Championnat de France, a dominé son rival allemand ce jeudi à domicile (38-30) en Ligue des champions.

Même face à Kiel diminué, une victoire face à un des cadors continentaux se savoure à sa juste valeur. Ce jeudi dans son antre, Nantes s'est imposé (38-30) face au quadruple vainqueur de la Ligue des champions (la dernière fois en 2020).


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L'équipe de Grégory Cojean signe là un quatrième succès d'affilée en cinq journées dans le groupe B de cette phase initiale (unique revers à l'entame à Kielce, 40-33, le 14 septembre). Le club allemand encaisse un troisième revers, après ceux à Celje (38-36) et à Kielce (40-37) lors de la précédente journée.


Plusieurs absences à Kiel

Si Kiel était privé de plusieurs joueurs majeurs (l'arrière et ancien du PSG, Sander Sagosen et aussi deux ailiers gauches Magnus Landin et Rune Dahmke), Nantes avait aussi son lot d'absents (Aymeric Minne et Ivan Pesic blessés, Théo Monar suspendu). Cela n'a pas empêché le leader invaincu du Championnat de France de proposer un jeu solide, appuyé sur une défense vigilante - prompte à provoquer des balles perdues notamment sur les passes au pivot, converties en montée en buts notamment par l'ailier espagnol Kauldi Odriozola, 7/10, meilleur buteur du soir - derrière laquelle Viktor Hallgrimsson montait bonne garde (8 arrêts sur 23 tirs en première période). Avec notamment un superbe arrêt sur une tentative de lob de Patrick Weincek, le massif pivot de Kiel (21e).


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Après avoir été en réussite en début de match, Karl Wallinius, l'ancien arrière de Montpellier, a lui aussi buté sur le mur nantais (3/6). Et comme sur la base arrière Jorge Maqueda (4/4) et Alexandre Cavalcanti (4/4) étaient en réussite, le H a petit à petit creusé l'écart (17-12, 22e), pour virer à la pause avec une avance de cinq buts (20-15).


Jusqu'à douze buts d'avance

Sur sa lancée, Nantes a continué à développer un jeu collectif avec Rok Ovnicek à l'aise à la mène (en l'absence longue durée d'Aymeric Minne, blessé à la cheville gauche) contrairement à Kiel qui s'est entêté à tirer de loin, à l'instar de Karl Wallinius, mais sans grande réussite. De quoi permettre à Hallmgrimsson de soigner ses stats dans les buts. Si bien que Nantes a encore augmenté son avance (26-17, 35e ; 28-19, 38e). Comptant jusqu'à douze buts de plus que leur adversaire du soir (35-23, 50e).

Filip Jicha, le coach de Kiel, a fini par faire entrer Niklas Landin (meilleur joueur du monde en 2019) dans les buts allemands, même si Tomas Mrkva n'avait pas démérité (9 arrêts). Ce jeudi soir, c'est plutôt le reste de l'équipe qui n'y était pas vraiment, même si Domagoj Duvnjak (4/7) a bien tenté de provoquer une réaction.

La victoire ne faisant plus de doute, Grégory Cojean a pu faire profiter de la fête le jeune Andreas Hoffmann, entré au relais (36-28, 56e) de Vitkor Hallgrimsson, impeccable et l'un des grands artisans du succès de Nantes (15 arrêts sur 43 tirs).


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