Nantes sans solution face au PSG

L'équipe d'Antoine Kombouaré, vite réduite à dix, n'avait pas les armes pour lutter, ni sur le terrain ni sur le banc, face au PSG (0-3), samedi.

Vendredi, l'entraîneur nantais n'avait pas envie de « faire la gueule » à l'issue d'une fin de mercato qui lui a apporté une seule recrue au lieu des quatre attendues une semaine plus tôt. Samedi, pourtant, il y avait de quoi faire la grimace : la défaite contre Paris (0-3) a fait resurgir quelques limites canaries.

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Il y a celles, anciennes, autour du couloir droit, où quatre joueurs (Appiah, Coco, Corchia, Fabio) se disputent le poste parce qu'aucun ne donne satisfaction. Samedi, c'est le Brésilien qui avait été choisi, et c'est lui qui a éteint le suspense en se faisant expulser pour un geste non maîtrisé sur Vitinha.« Pour eux, quand tu mènes 1-0 à 11 contre 10, c'est un match d'entraînement », a reconnu Antoine Kombouaré, qui n'a pas voulu accabler le défenseur brésilien, dont c'est la quatrième expulsion en moins de quatre ans en Ligue 1. « J'en parlerai avec lui. C'est entre lui et moi. Il doit se sentir coupable, il vaut mieux d'ailleurs. L'arbitre a sanctionné l'excès d'engagement. Le pied est haut mais il "n'attrape" pas Vitinha. S'il y avait un carton orange, ce serait celui-là. C'est clair que c'est le tournant de la partie. »

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Il était revenu à sa défense à cinq, dans un système qui permettait de coller à celui du PSG. Et il a plutôt bien attaqué sa rencontre, malgré une absence majeure par ligne (Merlin derrière, Sissoko au milieu, Simon devant), en allant chercher haut son adversaire. Mais le FCN a encaissé, coup sur coup, l'ouverture du score sur une action où l'arbitre n'a pas sanctionné, au départ, le contact entre Pablo Sarabia et Jean-Charles Castelletto, (18e) et l'expulsion de Fabio (24e).

Antoine Kombouaré, entraîneur de Nantes

« J'ai vu l'état des joueurs, ce n'est pas très beau. Il y a beaucoup de fatigue, des petits bobos, y compris dans la tête »

Dès lors, il est entré en résistance, à court de solutions sur le terrain comme sur le banc. « On n'a pas lâché, dans la difficulté il y a eu de la résilience, a noté Antoine Kombouaré. Si tu lâches, tu peux en prendre 7 ou 8, et on a fait ce qu'il faut pour ne perdre que 3-0 contre un PSG en roue libre. »

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Mais à dix contre onze pendant soixante-dix minutes, avec des remplaçants qui n'ont pas influé sur le rapport de force, Nantes a usé beaucoup d'énergie, déjà, à cinq jours de son retour en Coupe d'Europe contre l'Olympiakos. « J'ai vu l'état des joueurs, ce n'est pas très beau, a témoigné le technicien canari. Il y a beaucoup de fatigue, des petits bobos, y compris dans la tête : tu sais que tu es passé à côté de ton match et déçu de perdre 3-0 à domicile, même si c'est le PSG. »

En 2022, Nantes avait perdu une fois seulement à domicile jusque-là. Et s'il a quitté la pelouse sous les applaudissements de son public, il était aussi escorté par ce constat en forme d'avertissement, signé Christophe Galtier : « Pour être performant en Coupe d'Europe, il faut son équipe type. »