Nasser al-Khelaïfi fixé sur son sort judiciaire en Suisse courant juin

Le président du Paris-Saint-Germain, Nasser al-Khelaïfi. (F. Faugère/L'Équipe)

Jugé en appel, début mars, dans une affaire liée au « FIFAgate » et à l'octroi de droits télévisuels, le patron du groupe beIN Media et du PSG va connaître la décision de la justice suisse d'ici la fin du mois de juin, selon nos informations. Il avait été acquitté en première instance.

Alors que doit s'ouvrir, le 8 juin, devant le Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone (Suisse), le procès de Michel Platini et Sepp Blatter, une autre affaire retentissante portée devant la juridiction tessinoise doit très prochainement connaître un dénouement, en deuxième instance. Elle est également liée au scandale du « FIFAgate »

Le jugement après le procès en appel de Nasser al-Khelaïfi (48 ans) et Jérôme Valcke (61 ans), mis en délibéré à l'issue des précédents débats, début mars, sera connu « dans le courant du mois de juin », selon nos informations. Mais quelle que ce soit cette décision (condamnation, acquittement, allocation d'indemnités), les prévenus devront certainement attendre l'automne pour en connaître la motivation détaillée, dans une procédure qui a débuté il y a plus de cinq ans. Sollicité sur l'annonce du jugement à venir, le TPF n'a, pour l'heure, pas donné suite.

Une villa en Sardaigne au coeur de l'affaire

Après quatre heures de réquisitoire, le 8 mars, le Ministère public de la Confédération helvétique (MPC, parquet) avait respectivement requis 28 mois de prison à l'encontre d'al-Khelaïfi, patron de beIN Media Group et du PSG, jugé pour « instigation à gestion déloyale aggravée », et 35 mois à l'encontre de Valcke, ex-secrétaire général de la FIFA (sous le règne de Sepp Blatter), accusé de « gestion déloyale aggravée répétée ». Trente mois de prison avaient été requis contre le troisième prévenu, l'homme d'affaires grec Konstantinos Nteris.

Nasser al-Khelaïfi et Jérôme Valcke avaient été acquittés par le TPF, en première instance, fin octobre 2020, dans ce volet du dossier lié à l'attribution de droits télévisuels par la FIFA au groupe beIN pour les Coupes du monde 2026 et 2030 (zones Moyen-Orient et Afrique du Nord) : un contrat à 480 millions de dollars (447 M€).

Le MPC, qui pointe des « arrangements corruptifs », reproche au dirigeant qatarien d'avoir offert des « avantages indus » à Valcke, alors numéro 2 de l'instance mondiale, en vue des droits précités. Dont la mise à disposition présumée d'une villa en Sardaigne, qui aurait été acquise fin 2013 pour 5 M€ par « NAK », par l'intermédiaire d'une société, avant de rapidement céder ses parts au frère d'un de ses collaborateurs, originaire de la banlieue parisienne. Une luxueuse demeure ensuite cédée à Valcke en « usage exclusif » pendant dix-huit mois.

Au cours des audiences en première instance et en appel, Al-Khelaïfi avait qualifié cette villa de « projet d'investissement ». « Je n'ai jamais discuté de l'acquisition de la villa avec Jérôme Valcke, s'était à nouveau défendu le patron du groupe beIN Media, il y a trois mois, lors de son interrogatoire devant le TPF. Il est possible qu'il m'en ait parlé, mais on n'a jamais négocié concrètement quoi que ce soit ».

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles