Natation - AUS - La Fédération australienne lance une enquête après les accusations de misogynie de Madeline Groves

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La Fédération australienne a annoncé samedi qu'elle avait ouverte une enquête, suite aux accusations de misogynie lancées par Madeline Groves cette semaine. La Fédération australienne (Swimming Australia) a annoncé samedi le lancement d'une enquête indépendante, deux jours après les accusations sur la présence de « pervers misogynes » par la nageuse Madeline Groves, double médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en 2016 (200 m papillon et 4 x 100 m 4 nages). « Nous allons travailler avec un panel féminin indépendant pour enquêter sur les questions relatives aux expériences vécues par les femmes et les filles dans notre sport » et aux progrès qui peuvent être mis en place, a indiqué la Fédération dans un communiqué de presse, après une réunion sur ce thème. Madeline Groves « Une personne travaillant dans la natation me fait sentir mal à l'aise par sa façon de me dévisager » Groves avait claqué la porte de la sélection jeudi, quelques jours avant le début des qualifications olympiques australiennes, dénonçant sur les réseaux sociaux la présence de « pervers misogynes », sans donner d'indication sur l'identité des personnes visées. En novembre dernier, sur Twitter, elle s'était plainte d'une « personne travaillant dans la natation qui me fait sentir mal à l'aise par sa façon de me dévisager », lorsque qu'elle était en maillot de bain. « Vous ne pouvez plus exploiter les jeunes femmes et filles, leur faire honte de leur corps ou craindre pour leur santé et ensuite vous attendre à ce qu'elles vous représentent pour que vous puissiez gagner votre bonus annuel », s'était-elle indignée. Pas d'autre plaignante selon la Fédération Swimming Australia a assuré que ces sujets « sont trop importants pour être ignorés. Ils doivent être traités ici et maintenant ». Interrogé par un journaliste de la télévision ABC, Alex Baumann, un dirigeant de la Fédération, a fait savoir qu'aucune autre athlète n'était venue se plaindre et qu'il ne pensait pas que le sport ait un lien avec les attitudes problématiques envers les femmes. « Nous mettons en place ce panel pour regarder précisément cela », a-t-il ajouté. lire aussi Toute l'actualité de la natation