Natation - L'ancien nageur australien Scott Miller accusé de diriger un réseau de trafic de drogue

L'Equipe.fr
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Vice champion olympique du 100 m papillon en 1996, l'ex-nageur australien Scott Miller a été inculpé ce mardi pour trafic de drogue, 11 ans après une autre condamnation, déjà pour une affaire de stupéfiants. L'ancien nageur australien Scott Miller (45 ans), vice-champion olympique du 100 m papillon en 1996 à Atlanta (États-Unis), a été interpellé et inculpé mardi pour avoir géré un trafic de méthamphétamine, onze ans après sa condamnation dans une autre affaire de stupéfiants. Interpellé avec ses complices ce mardi matin, il est accusé d'avoir fourni pour deux millions de dollars australiens (1,3 million d'euros) de méthamphétamine, cachée dans des bougies. La police a également saisi un kilo d'héroïne, d'autres drogues et de l'argent liquide. Un porte-parole de la police a présenté M. Miller comme le chef d'un « réseau criminel » qui vendait la méthamphétamine dans l'État de Nouvelle-Galles du Sud, précisant que l'enquête se poursuivait. lire aussi Nice : pas de nouveaux pré-qualifiés pour Tokyo Déjà condamné en 2009 Champion du monde du 100 m papillon en 1995 et vice-champion olympique sur la même distance en 1996, Miller avait aussi remporté le bronze à Atlanta (États-Unis) au sein du relais 4x100 m nage libre. Il avait été condamné en septembre 2009 à 100 heures de travaux d'intérêt général à Sydney après avoir plaidé coupable des six chefs d'accusation retenus contre lui, et notamment d'avoir approvisionné un ami en ecstasy. lire aussi Olivier sous les 15' au 1500 m À la barre il avait raconté, très ému, sa descente aux enfers. « En 2004, ma carrière a pris fin et je ne savais pas quoi faire de ma vie. Pour calmer la douleur de me savoir fini, j'ai commencé à fumer (de la marijuana), faire la fête, et tout ça est devenu ma vie », avait-il avoué durant son procès. « Je suis tombé dans l'alcool et la drogue que je prenais pour échappatoires. C'est une chose terrible, comme de coller un pansement adhésif sur une plaie gangrenée », avait-il expliqué.