Natation - Ligue européenne - Contrats douteux : le président de la Ligue européenne dans la tourmente

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Le dirigeant de la ligue européenne de natation, Paolo Barelli, est mis en cause dans une affaire de contrats douteux. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le Sunday Times anglais et le Daily Telegraph australien ont rendu publique dimanche une affaire qui secoue actuellement la Ligue européenne de natation (LEN), et en premier lieu son président, l'Italien Paolo Barelli. Au centre du problème, plusieurs contrats contrat signés entre la LEN et trois sociétés italiennes qui n'auraient jamais fourni les services mentionnés. La majorité de l'une des sociétés (CIR AUR) appartient à Paolo Barelli.

Selon des documents envoyés à des procureurs en Suisse et en Italie, et qu'ont pu consulter les différents journaux, un contrat aurait ainsi été signé par Barelli, le secrétaire général David Sparkes et le trésorier Tamas Gyarfas, avec une société appelée Elevan sur les services de conseil liés aux droits TV. Cet accord stipule que Elevan, une société enregistrée en Italie en tant que compagnie d'assurance, sera rémunérée si elle contribue à améliorer les accords sur les droits TV. Cette société n'aurait jamais servi d'intermédiaire entre la LEN et L'EBU, qui détient les droits des différents Championnats d'Europe. Elle aurait reçu des paiements pour « activités d'identification et d'assistance » liées aux contrats de sponsoring. Deux autres sociétés, CIR AUR et Eurozona, enregistrées en Italie comme des sociétés immobilières, auraient reçu entre 2014 et 2017 des versements de 20 000 et 24 000 euros. Barelli, Sparkes et Gyarfas sont trois personnages influents de la natation mondiale : les deux premiers sont membres du Bureau de la Fédération internationale de natation (Fina), dont Barelli est le vice-président. L'affaire a été révélée en interne par l'ancien président de la Len, Bartolo Consolo, qui avait transmis un dossier en décembre 2019, affirmant espérer que le problème soit réglé en interne. Dimanche après-midi, la LEN a publié un communiqué de presse « rejetant les allégations apparues dans certains médias » et affirmant que « suite à un audit, le Bureau de la LEN a unanimement estimé qu'il n'y avait pas d'éléments étayant ces accusations. »

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