NCAA: pourquoi la condition des meilleurs basketteurs universitaires est controversée

Le sommet annuel du championnat universitaire de basket aux Etats-Unis, le Final Four, va mettre aux prises, à Phoenix ce samedi, Oregon, North Carolina, Gonzaga et South Carolina (en direct à partir de minuit sur SFR Sport 2). Une apothéose sportive où les athlètes NCAA, amateurs, rapportent beaucoup en ne gagnant presque rien.

Les mots de Taylor Branch frappent très fort. Mais résument la situation mieux que de longs discours. "Cette notion d’amateurisme, c’est comme si on enlevait à ces athlètes leurs droits civils de citoyens américains, écrit l’historien des droits civils, vainqueur du prix Pulitzer, dans le média américain Atlantic. Le sport universitaire rappelle à l’évidence les plantations."

Osée, la comparaison fait pourtant mouche. Car le strass et les paillettes du tournoi NCAA, conclu par le très attendu Final Four, ne doit pas faire oublier une réalité. Dans un milieu où les conférences du championnat, les facs, les coaches et les directeurs athlétiques amassent les billets verts, conséquence des performances des athlètes-étudiants, ces derniers sont les dindons de la farce.

50% des revenus pour les joueurs en NBA ou NFL, 10% en NCAA

Leur salaire ? Le règlement intégral de leur bourse universitaire, qui leur permet de se créer un avenir hors des terrains tout en vivant leur rêve de sportifs. Pour le reste, passez votre chemin. Rien. Que dalle. Officiellement, en tout cas, tant on sait que les moyens de contourner l’amateurisme sont nombreux et ont déjà défrayé la chronique. Quand on étudie la question, les chiffres font même froid dans le dos. En NBA et NFL, où les joueurs bénéficient d’un syndicat, 50% des revenus générés par le sport vont aux joueurs. En NCAA, où les droits télé...

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