Ne pas reprogrammer toutes les courses WSBK serait envisageable

Léna Buffa
motorsport.com

Un mois après avoir tenu sa première manche, en Australie, le WorldSBK est comme l'ensemble des compétitions sportives internationales, à l'arrêt. Ses rendez-vous de Losail, Jerez et Assen ont été reportés, établissant au 8 mai la reprise éventuelle, à Imola. Interrogé sur les mesures à prendre en cas de nouveaux reports, Gregorio Lavilla a fait savoir que certaines annulations pouvaient être assumées si jamais les délais deviennent trop serrés pour sauver toutes les manches.

"Tout dépend quand nous commencerons, mais même si nous avons besoin de perdre une ou deux manches − bien que ce ne soit pas ce que nous prévoyons −, je pense que, pour le Superbike surtout, il ne devrait pas être nécessaire, de mon point de vue, d'ajouter plus de courses, car le nombre de points en jeu est énorme", estime le directeur sportif du championnat.

Avec encore 11 manches figurant à son calendrier − dans l'attente d'une nouvelle date pour celle de Jerez −, la catégorie WorldSBK met en effet en jeu 682 points avant sa finale, lesquels s'ajouteront aux 62 déjà attribués aux vainqueurs des trois courses qui se sont tenues à Phillip Island. Avec un week-end aussi chargé que celui du Superbike, faire l'impasse sur un nombre limité de manches semblerait donc un choix préférable à celui d'organiser une ou plusieurs courses supplémentaires sur un même week-end.

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"Quoi qu'il en soit, ces choses-là peuvent être discutées plus tard. Le plus important en ce qui concerne la course, c'est de reprendre la saison, quel que soit le moment", poursuit l'ancien pilote, qui assure que tout est fait afin d'apporter aux acteurs du championnat le soutien dont ils peuvent avoir besoin.

"Nous vivons une situation difficile dans le monde, alors lorsque nous avons réalisé que nos activités normales étaient suspendues, nous avons établi un plan − même si les plans peuvent en ce moment être modifiés rapidement. Nous avons établi ce que pourrait être le pire scénario et minimisé tous les effets collatéraux pour tout le monde, pas uniquement pour les équipes, car cette situation nous affecte tous."

"Il n'y a malheureusement pas de gagnant dans cette situation et mon espoir et mon plus grand désir à présent sont que tout le monde aille bien et soit en bonne santé. Après, nous reprendrons nos activités normales dès que possible, nous verrons notre famille du paddock et nous continuerons à offrir au public un superbe spectacle comme celui auquel nous avons assisté en Australie."

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