Nenê pointe sur le banc

L’année dernière à la même époque, Javier Pastore éblouissait la Ligue 1 de son talent et devenait la star du PSG aux dépens de Nene. Malgré son agacement et ses bouderies, le Brésilien (21 buts et 11 passes décisives en championnat) a par la suite prouvé qu’il était bien le meilleur joueur du club de la capitale. Mais cette saison, la donne est différente.

Nene n’est plus indispensable

Lorsque Zlatan Ibrahimović et Ezequiel Lavezzi débarquent au PSG, Nene se sent menacé. Arrivé à Paris avant les Qataris, l’ancien joueur de Monaco n’apparaît plus aussi indispensable aux yeux de ses dirigeants, qui le lui font bien comprendre en refusant de négocier une quelconque prolongation de contrat avant que le championnat n’ait commencé. Les relations entre les différentes parties se tendent et l’avenir du Brésilien à Paname s’assombrit. « On avait un accord avec Leonardo : s’il y avait des propositions sportives et financières intéressantes pour moi et le club, je pouvais partir », avoue d’ailleurs le principal intéressé dans L’Équipe. Problème, la direction parisienne n’entend pas brader son joueur. C’est sept millions ou rien. Résultat, les Corinthians et l’AC Milan lâchent l’affaire.

« La proposition du Corinthians était bonne et y aller aurait pu me donner plus de visibilité pour la Seleção, reconnaît Nene. Cela m’a aussi tenté pour mes enfants. Mais d’autres clubs m’ont approché, comme Milan... J’ai parlé avec eux (les dirigeants milanais) et eux avec Leonardo, mais il leur a dit, là aussi, que ce n’était pas possible en raison du montant du transfert que le PSG souhaitait. » Dans les derniers jours du mercato, le Beşiktaş et Galatasaray se mettent sur le dossier, mais cette fois, c’est le joueur lui-même qui, reboosté par le soutien du public et la perspective de disputer la coupe aux grandes oreilles, stoppe les négociations : « Je figurais déjà sur la liste des 25 joueurs pour la Ligue des champions. C’est un de mes objectifs, je me sentais engagé. Je ne pouvais pas partir dans ces conditions. Et puis mon premier choix a toujours été de rester au PSG. »

A Milan en janvier ?

Nene reste donc à Paris, mais son statut a changé. Désormais, sa place dans le onze de départ, il doit la gagner. En aura-t-il vraiment l’occasion ? Titularisé à seulement deux reprises lors des cinq premières journées (à Ajaccio et contre Bordeaux), il part clairement avec du retard par rapport à Lavezzi, son concurrent direct à gauche, mais aussi par rapport à Ménez et Pastore. Contre Toulouse par exemple, il débute sur le banc alors même que Lavezzi n’est pas dans le groupe. Carlo Ancelotti privilégie en effet le 4-3-3 (ou 4-3-2-1). Or, Pastore ayant montré toutes ses limites dans un poste plus reculé, ils sont cinq pour trois places, et Nene semble être cinquième dans l’esprit du coach italien.

Le natif de Jundiaí, qui a « appris à rester sur le banc », doit ainsi se contenter de bouts de matchs au cours desquels il cherche à marquer des points aux yeux de son entraîneur. Résultat, il joue seul, multiplie les pertes de balle et s’exaspère. Son entrée foirée contre Toulouse est le signe d’un joueur en manque total de confiance. Une confiance qui ne risque pas de revenir avec l’arrivée de son compatriote Lucas Moura en janvier. Il sera alors peut-être temps pour le joueur de 31 ans de changer d’horizon. Selon la Gazzetta dello Sport, Milan pourrait revenir à la charge lors du mercato hivernal, et Paris se montrer moins inflexible.

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