Noël Le Graët annonce le départ de Pascal Garibian, directeur technique de l'arbitrage

Noël Le Graët et Pascal Garibian. (A. Mounic/L'Equipe)

Noël Le Graët, le président de la FFF, explique qu'il va recevoir très vite Pascal Garibian, directeur technique de l'arbitrage, pour lui annoncer qu'il souhaite engager un autre directeur technique de l'arbitrage.

Ils veulent sa peu depuis plus d'un an et ont fini par l'obtenir. Ce jeudi, lors du comité exécutif de la FFF, le président Noël Le Graët a exaucé le voeu des présidents de clubs professionnels en annonçant le départ prochain de Pascal Garibian, le directeur technique de l'arbitrage (DTA). Puis il nous l'a confirmé. « On va vers un changement de stratégie dans l'arbitrage, explique le patron de la Fédération. Je recevrai Pascal (Garibian) rapidement. Il est plus que probable qu'il y aura un changement, mais ça ne veut pas dire que tous les clubs vont gagner leurs matches. »

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En clair, Garibian ne sera plus en poste après la Coupe du monde. « On ne peut pas nier qu'il y a certains pros qui ne veulent plus de lui, explique Le Graët. Mais il faut respecter son contrat de travail. Je dois le recevoir et voir avec lui l'avenir. Je lui dirai : "Pascal, on va arrêter. Maintenant, comment on fait ?" » Pour la suite, le nom de Stéphane Lannoy revient avec insistance, même si on évoque aussi Anthony Gauthier ou Alain Sars. « En principe, on recevra quelques candidats, poursuit Le Graët. Depuis que l'on imagine que Garibian s'en va, il y a quand même quelques-uns... L'ensemble du comex, où il y a des pros, verra les quatre ou cinq possibles et choisira celui qu'il sent le mieux, dans les délais les plus courts. »

En fait, les pros avaient mis une pression terrible sur la FFF pour qu'elle mette fin aux fonctions de Garibian, jugé trop rigide, enfermé dans ses certitudes et incapable, selon eux, d'évoluer. Ils ont reçu Eric Borghini, le président de la commission fédérale des arbitres, également membre du comité exécutif de la FFF, pour lui faire part de leur exaspération et lui annoncer qu'ils ne laisseraient pas tomber tant qu'ils n'auraient pas obtenu satisfaction. Se sentant lui-même menacé - ce que lui ont fait comprendre les présidents de L1 - Borghini a lâché Garibian. Avant que Le Graët lui-même, qui a longtemps soutenu, contre ventes et marées, son DTA, se rende à l'évidence qu'il n'avait plus le choix.

En charge du dossier de l'arbitrage pour le secteur professionnel depuis quelques semaines, Jean-Pierre Rivère, le président de Nice, ne veut pas triompher. « L'arbitrage dépend de la FFF, rappelle-t-il d'emblée. Mais c'est vrai que l'on souhaite améliorer notre Ligue 1 pour qu'elle soit la plus spectaculaire possible et l'arbitrage fait partie intégrante de ce projet. Donc, on a travaillé ce sujet. Ce n'est pas un putsch des clubs de Ligue 1, mais un souhait profond de réformer les choses afin de s'améliorer. L'objectif est de pouvoir travailler avec une ligne directrice différente. Le travail effectué pendant des années par Pascal Garibian a aussi été efficace, mais dans l'évolution de notre projet, il était peut-être temps d'avoir une ligne directrice différente. Maintenant, on souhaite que la Fédération choisisse un DTA qui soit en phase avec l'évolution que l'on veut avoir. Mais le choix lui appartient. »