La Norvège intouchable, la France 3e du relais 4x7,5 km à Ruhpolding

La Norvège de Johannes Boe a remporté vendredi le relais 4X7,5 km à Ruhpolding devant l'Allemagne et la France.

À la fin, c'est la Norvège qui gagne. On connaît le tube de l'hiver. Pour la sixième fois d'affilée, Johannes Boe et ses coéquipiers ont remporté le relais. Vendredi à Ruhpolding, ils se sont imposés sur le 4x7,5 km devant l'Allemagne et la France. « Ils font chier ces Norvégiens, toujours devant même quand ils tournent, a lancé en riant Eric Perrot, auteur d'un premier relais parfait avec un sans-faute au tir, au micro de la Chaîne L'Equipe. On se bat et on donne le maximum à chaque relais. » Les Bleus y ont cru.

Tour de pénalité fatale pour GuiguonnatLe tour de pénalité du premier relayeur norvégien Laegreid a entrouvert la porte et Eric Perrot et Quentin Fillon Maillet ont assuré le boulot en menant la course. Mais Antonin Guigonnat, mis sous pression par le retour de l'Allemagne et de la Norvège, a craqué sur le tir debout et a dû effectuer un tour de pénalité qui a condamné les Bleus. « Il y avait moyen de faire mieux. C'est clairement moi qui fais tache sur ce relais. J'étais en tête, c'est une position qui est stressante et j'ai un peu de mal à gérer mon stress cette année, n'a pas caché Antonin Guigonnat sur la Chaîne L'Equipe. Le résultat collectif est là, il y a des super relais de la part des collègues. Je suis vraiment fier d'eux et d'être qualifié dans cette équipe. On fait ça sans un maillon très fort, Emilien (Jacquelin), qui est au repos et qui va revenir très vite. On reste une équipe très compétitive. »

lire aussi : L'actu du biathlon

En bon leader, Quentin Fillon Maillet, satisfait de sa performance (une seule pioche), a expliqué la difficulté de cette position dans des relais très rapides et défendu son coéquipier : « Les circonstances ne sont pas faciles, il arrive en tête avec deux athlètes qui poussent fort derrière. Quand on bagarre en tête, ce n'est pas facile. Plus le relais avance, plus la pression est forte. Ce n'est pas facile à gérer. Le format est court et dynamique, ça rend le tir plus difficile. On voit qu'il y a plus d'erreurs sur les relais que sur l'individuel en général. C'est le format. La balle de pioche ne coûte pas cher mais ça rend le tir électrique et c'est ça qui fait la difficulté. »

Lors du dernier relais, Fabien Claude a tenu la pression. Malgré une grosse frayeur au tir couché avec trois pioches, il a bien géré le debout avec un sans-faute pour finir à 55'6 des intouchables Norvégiens. Devant, Johannes Boe s'était envolé dès sa prise de relais. Le dossard jaune a pu savourer sur la ligne d'arrivée.