Le nouveau défi de Laura Tarantola et Claire Bové aux Mondiaux de Racice

Vice-championnes d'Europe le mois dernier, Laura Tarantola (à gauche) et Claire Bové ont les moyens de décrocher un nouveau podium à Racice. (S. Boué/L'Équipe)

Claire Bové et Laura Tarantola entrent en lice lundi matin aux Championnats du monde de Racice (République tchèque). Un an après leur médaille d'argent olympique, elles visent un nouveau podium.

Laura Tarantola et Claire Bové ont pris l'habitude d'accoster au ponton d'honneur. Deuxièmes à Tokyo, les vice-championnes olympiques du deux de couple poids légers ont largement confirmé leur rang cette saison : deuxièmes en coupe du monde à Lucerne (SUI), elles ont également décroché le premier accessit le mois dernier lors des championnats d'Europe à Munich.

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Une place qui jusqu'à présent les a largement satisfaites mais avec laquelle elles aimeraient bien en finir à l'occasion des Championnats du monde, qui ont débuté dimanche à Racice (République tchèque). Alors qu'elles entrent en lice ce lundi matin à 10h44, les deux jeunes femmes peuvent effectivement espérer mieux, à un détail près : les Britanniques Emily Craig et Imogen Grant qui ont survolé la finale des Europe avec une insolente facilité : 5''51 d'avance à l'arrivée, des écarts auxquels rares en poids légers, la victoire se jouant plutôt à quelques centièmes.

« Il faut mettre ça sur le compte de l'année post-Jeux Olympiques », souligne Frédéric Perrier, l'entraîneur du duo, insistant sur le fait que la préparation des équipages n'a pas été la même pour tous. Bové et Tarantola ont bien profité de leur médaille olympique pour ne reprendre qu'en janvier alors que d'autres équipages, plus revanchards, ont pu avoir une préparation plus complète. Et c'est le cas des Britanniques, quatrièmes aux Jeux à un centième du podium. « Je n'imagine pas ce qu'elles ont vécu après la course, les plaint la blonde Laura Tarantola. C'est logique qu'elles nous montrent ça ».

Frédéric Perrier, entraîneur de Claire Bové et Laura Tarantola

« Claire et Laura sont dans un état de fraîcheur mental et physique qui n'a rien à voir avec Munich »

La domination affichée par les Britanniques sur le plan d'eau bavarois sera-t-elle toujours la même en République tchèque ? « Jürgen (Grobler, l'ancien coach de l'équipe britannique désormais patron de l'aviron français) ne nous parle jamais d'elles », souligne Claire Bové. « Mais il est persuadé qu'on peut jouer avec elles », reprend sa coéquipière. « Après, c'est à nous de faire », termine Claire Bové.

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« Je pense qu'elles peuvent avoir comblé leur handicap sur les Anglaises, estime Fred Perrier. On a de bons repères, y compris cet après-midi. J'ai vu les Britanniques sur l'eau et j'ai trouvé que les Françaises paraissaient plus fluides. Et Jürgen m'a dit la même chose. En tout cas, Claire et Laura sont dans un état de fraîcheur mental et physique qui n'a rien à voir avec Munich. »

Les Françaises auraient tort néanmoins de ne se méfier que des sujettes du roi Charles III. Les Américaines Sechser et Reckford n'ont pas mis le nez dehors depuis leur victoire en Coupe du monde à Poznan (Pologne) et on ignore leur niveau. Et les Italiennes championnes olympiques Rodini et Cesarini ont-elles aussi pu progresser depuis leur troisième place à Munich. Cela promet en tous les cas une semaine pour le moins passionnante.

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