Un nouveau test pour le PSG à Nantes

"Le groupe est fort", a rappelé Unai Emery en conférence de presse ce vendredi. Le déplacement à Nantes sera le premier depuis les tensions survenues après la rencontre à Amiens (0-2) pour les 1/4 de finales de Coupe de la Ligue. Une occasion de montrer sur le terrain ce que le technicien basque répète depuis l'affaire du pénalty-gate : rien ne peut perturber ce solide vestaire. 

La salle de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match, ce vendredi, était pleine comparée à celles avant les confrontations en Coupe de la Ligue et en Coupe de France la semaine dernière. L'état d'esprit du vestiaire attisait toutes les curiosités. Depuis le retour d'Edinson Cavani, le 5 janvier au lieu du 3, et celui de Pastore lundi dernier, pas un seul jour n'est passé sans que l'on passe au peigne fin l'ambiance en interne. Et Thiago Silva a ouvert la brèche. À deux reprises. D'abord après le déplacement à Rennes lorsqu'il a affirmé que l'Uruguayen devait "regagner sa place au sein du groupe". Mais surtout, à Amiens ce mercredi. Dans ses déclarations, il n'y est pas allé de main morte : "Dans un moment aussi important pour le club, on doit réfléchir avant de se conduire comme ça, ce n'est pas bon pour tout le groupe"', avant d'ajouter à propos de Pastore : "Je crois qu'il a dit au club qu'il voulait partir, à la fin, ils n'ont pas trouvé un accord". Il n'en fallait pas moins pour mettre le feu aux poudres. 

Un test à réussir impérativement

Le principal intéressé n'a pas tardé à répondre sur ses réseaux sociaux, réglant ainsi ses comptes avec son capitaine : "Je n’ai jamais parlé avec Thiago Silva de mon problème ni de mon futur. Je n’ai jamais mis la pression à personne. Ce n’est pas mon style. Il n’a pas eu connaissance du problème que j’ai eu et qui m’a fait arriver en retard. Je le répète, mon rêve a toujours été de partir le dernier. J’ai toujours été loyal. Ce n’est pas vrai que je souhaite partir ! J’aimerais rester ici pour finir ma carrière". Une situation qui a dû faire sortir du silence Antero Henrique qui s'est fendu d'un communiqué ce vendredi matin, affirmant que leur "volonté a été et sera toujours de régler cette situation en interne, sans en étaler publiquement tous les détails", et rappelant qu'il était "pleinement aux côtés de l'entraîneur pour toutes les décisions qui ont été et qui seront prises". 

Javier Pastore PSG

Comme l'a précisé Unai Emery, le retard de deux de ses joueurs n'est que "10% de ce qui se passe dans le vestiaire". Mais pour une équipe à qui tout réussit et dont l'échéance de la confrontation avec le double tenant du titre de la Ligue des champions approche à grands pas, le timing est très mal choisi. Et ce premier match de championnat depuis la trève hivernale a des airs de test. Les Parisiens doivent donc prouver à tous que les turbulences actuelles ne sont que passagères. Et seule une victoire pourra faire retomber le soufflé, rien d'autre. Mais l'équipe de Claudio Ranieri, 5è du classement, n'est pas un petit morceau et une équipe non concentrée, divisée, le paiera sûrement sur le terrain. Au-delà des performances individuelles, c'est l'ensemble qui sera scruté ce dimanche. Et si le PSG réussit le test, il pourra de nouveau se concentrer sur les matches à venir, afin de préparer plus sereinement son match en Coupe d'Europe.  


Retrouvez cet article sur Goal.com
Sans Neymar, avec Cavani... Comment va jouer le PSG à Nantes ?
Ranieri voit le Real Madrid favori "à 55%" contre le PSG
Affaire Cavani-Pastore, Henrique : "Pleinement aux côtés de l'entraîneur"
Main
Ligue 1
Téléchargez les applications mobiles Goal.com (iphone, Android, Nokia, Windows)

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages