La Nouvelle-Zélande renverse l'Angleterre et remporte sa sixième Coupe du monde

Les Black Ferns ont conquis leur 6e titre planétaire face à l'Angleterre. (Reuters)

Menées une grande partie du match, les Black Ferns ont remporté la sixième Coupe du monde de leur histoire en renversant au panache une équipe d'Angleterre rapidement réduite à 14 (34-31), ce samedi à l'Eden Park.

Le match : 34-31Les Black Ferns ont réussi l'improbable exploit ce samedi de mettre fin à la série de 30 victoires de rang de l'équipe d'Angleterre et, du même coup, elles ont ajouté une sixième couronne mondiale à leur collection. Tout cela au prix d'un irrespirable thriller, encore plus épique que le sommet de tension en demies contre la France le week-end passé (25-24).

Pourtant, le début de rencontre avait tourné largement à l'avantage des Anglaises et de leur gros biceps (0-14, 13e). Les Black Ferns ont repris des couleurs après le carton rouge reçu par Lydia Thompson (voir par ailleurs). Mais, si elles ont su relever la tête avec les essais de Georgia Ponsonby (18e) et Ayesha Leti-I'iga (25e), l'Angleterre se montrait de nouveau implacable devant et virait en tête à la pause (19-26).

S'opéra alors la magie noire dans un Eden Park rempli à ras bord par les 42 500 spectateurs (nouveau record pour un match de rugby féminin). Les Néo-Zélandaises se passèrent le ballon avec grâce, franchissant la défense blanche comme dans un ballet répété à l'avance. Elles reprirent l'avantage un court instant grâce aux essais sublimes de Stacey Fluhler (41e) et Krystal Murray (49e), avant que le paquet d'avant anglais ne s'empare à nouveau de la tête (29-31, 54e), dans un infernal chassé-croisé.

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Mais au final, dans le sillage d'une défense admirable, les Black Ferns sont allées chercher le trophée sur une nouvelle action de classe, conclue par Leti-I'iga (71e) après un remarquable travail de Fluhler, qui a donné son corps pour l'essai de sa partenaire. Une dernière touche volée juste devant leur ligne permit aux Néo-Zélandaises de faire exploser de bonheur un public transi de bout en bout de ce chef-d'oeuvre collectif, l'un des plus grands matches de l'histoire de la compétition.

Le fait : un rouge qui fait tacheLa finale de la Coupe du monde s'est sans doute jouée un petit peu là, quand Lydia Thompson percuta violemment sa vis-à-vis Portia Woodman au niveau de la tête. Restée de longs instants au sol, l'icône néo-zélandaise fut finalement évacuée sur la voiturette médicale. Après un moment passé devant les images vidéo, l'arbitre écossaise Hollie Davidson prit la décision d'exclure l'ailière anglaise pour son geste.

Réduites à 14 dès la 18e minute, les Anglaises ont donc dû passer les trois quarts de la rencontre en infériorité, à compenser en défense les offensives au large des Black Ferns. Un défi infernal qu'elles n'ont finalement pas réussi à relever, quatre des six essais néo-zélandais prenant source dans ce couloir droit laissé vacant.