Novak Djokovic après sa qualification en finale de Bercy : « Holger me rappelle moi plus jeune »

Novak Djokovic disputera dimanche sa 56e finale d'un Masters 1000. (Pierre Lahalle/L'Équipe)

Soulagé et fier d'avoir remporté sa demi-finale face à Stefanos Tsitsipas en trois sets, Novak Djokovic se projetait avec appétit dans sa huitième finale à Bercy face au jeune Danois Holger Rune, 19 ans, dont il pense le plus grand bien.

« Comment avez-vous vécu ce match très serré face à Tsitsipas ?
J'ai démarré aussi bien que lors de mon quart de finale. Il y avait de la clarté dans ce que je devais faire et je l'exécutais parfaitement. J'étais très solide, je sentais bien chaque coup ce qui m'a permis de prendre le contrôle de la partie. Je remporte le premier set 6-2 puis au début du deuxième j'ai eu quelques occasions, à 0-30, mais il a trouvé les bons coups en servant bien. Il est allé chercher le public et le match a basculé. J'ai fait un jeu de service pauvre que j'ai perdu, et il s'est senti mieux, plus en confiance, il faisait moins d'erreurs et j'avais plus de mal à lire son service.


lire aussi

Le film du match

Au troisième set, j'ai encore eu pas mal d'occasions au début, mais à 4-4, il y a eu ce long point à 30-40 que je perds sur une faute en coup droit. J'étais un peu à court de souffle et d'énergie mais il y a eu des points très excitants et du super tennis, pour le public comme pour nous. On s'est poussés à la limite et il devenait évident que ça allait se décider au dernier moment, dans les ultimes points car l'un comme l'autre méritait la victoire. Je suis fier d'avoir été partie prenante de cette atmosphère fantastique. Jouer un des meilleurs joueurs mondiaux à ce moment-là veut dire beaucoup pour moi. Réussir à me pousser, à me motiver et à continuer de croire que je peux gagner ce genre de match, me fait du bien, plus que n'importe quoi, mentalement et émotionnellement. J'ai besoin de montrer que je suis toujours là, avec les jeunes, et capable de rivaliser avec eux.

Que vous inspire cette finale contre Holger Rune qui vient de battre 4 joueurs du top 10 en autant de jours ?
Je le connais bien, car on s'est beaucoup entraînés ensemble sur différentes surfaces. Je l'apprécie vraiment beaucoup. Un mec sympa, une famille géniale, une équipe super autour de lui, une éthique de travail fantastique : il mérite ses succès. Je l'ai suivi ces trois ou quatre dernières années, son ascension depuis les Challengers jusqu'au top 15 mondial. Il ne fait aucun doute qu'il est le futur de ce sport, avec Alcaraz et d'autres.


lire aussi

Holger Rune après sa qualification en finale de Bercy : « Il faut que je mette autant de pression que possible »

J'espère juste être capable de repousser son premier titre en Masters 1000 (rires). On s'entend bien en dehors du court mais sur le terrain on est des compétiteurs, je ne l'ai affronté qu'une fois à l'US Open l'an dernier, ça avait été une belle bagarre en quatre sets mais il a beaucoup progressé depuis, ça ne fait aucun doute. Il est fit, il est jeune, il n'a pas grand-chose à perdre, il rentre dans la balle, je l'ai vu jouer aujourd'hui et hier c'était impressionnant. Il me rappelle moi plus jeune, revers solide, grosse défense, qui ne lâche pas un point et laisse son coeur et ses jambes sur le court. C'est beau à voir, et bien pour notre sport en général.

Parmi tous les grands courts où vous accumulez tant de succès, où situez-vous celui du Rolex Paris Masters ?
C'est évidemment un de mes préférés, mes résultats ici prouvent à quel point je m'y sens bien. Il a peu de courts où j'ai si bien réussi : le central de l'Open d'Australie, celui de Wimbledon, et parmi tous les Masters 1000, celui-ci est mon préféré, peut-être avec ceux de Rome et d'Indian Wells. »


lire aussi

Toute l'actualité du tennis